Le parti ultranationaliste du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déposé un projet de loi pour imposer aux Israéliens de prêter serment à l’Etat hébreu. Dimanche (23 mai) , le cabinet israélien avait déjà entériné un autre projet de loi qui vise à interdire aux Arabes israéliens toute commémoration de la Nakba (la catastrophe que fut pour les Arabes d’Israël la création de l’Etat hébreu en 1948). Ces deux projets de loi, qui visent les populations arabes israéliennes et palestiniennes, suscitent des remous.
Pour obtenir des papiers d’identité, ouvrir un compte bancaire ou encore obtenir un permis de conduire, chaque Israélien devra d’abord « jurer loyauté à l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif, sioniste et démocratique, et devra s’engager à servir l’Etat », notamment dans le cadre du service militaire. Tels sont les termes du projet de loi qui met en émoi une partie du pays, car 20% de la population israélienne est arabe et de plus, traditionnellement exemptée de servir dans l’armée.
Le parti ultranationaliste Israël Beiteinou, qui avait placé ce thème au coeur de sa campagne électorale, est aussi à l’origine d’un autre projet de loi controversé visant à interdire toute commémoration de la Nakba.
Lorsque l’Etat d’Israël célèbre le jour de l’Indépendance, au lieu de faire des barbecues dans les parcs comme la plupart des Israéliens, ce jour-là les Palestiniens et les Arabes israéliens commémorent la Nakba - c’est-à-dire la catastrophe que fut pour eux la création de l’Etat hébreu - en défilant dans les villages arabes détruits en 1948.
Si le projet de loi est adopté, les participants à ce genre de manifestation pourront être condamnés à trois ans de prison. Des ministres travaillistes, des députés arabes et la principale association des droits de l’homme israélienne dénoncent une dangereuse dégradation du droit d’expression, voire « un projet de loi fasciste qui viole les principes démocratiques ».
mercredi 27 mai 2009
vendredi 15 mai 2009
Epouvantails...
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a estimé jeudi qu'il y a une identité de vue entre le monde arabe et Israël sur les dangers que fait planer l'Iran sur la région."Phénomène nouveau""Nous avons une identité de vue avec le monde arabe sur ce que nous pensons du danger iranien. C'est un phénomène nouveau qui permet de songer à la coopération", a déclaré M. Netanyahu, dans des propos diffusés par la radio publique israélienne. Israël accuse l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.M. Netanyahu a d'autre part évoqué à la radio sa rencontre ce jour en Jordanie avec le souverain hachémite Abdallah II, la qualifiant d'"excellente"."Des partenaires importants""J'ai réservé mes premiers voyages à l'étranger à l'Egypte et la Jordanie, des partenaires très importants, avec lesquels nous entretenons des relations stables, et dans la foulée de ces rencontres, j'irai à Washington", où il doit être reçu lundi à la Maison-Blanche par le président Barack Obama, a-t-il poursuivi
dimanche 10 mai 2009
Rahm Emanuel...
Rahm Emanuel, représentant de l’Illinois est devenu le secrétaire général de la Maison-Blanche, Ce parlementaire, âgé de 48 ans, a réfléchi à l’offre du futur président américain pendant plus de vingt-quatre heures. Il redoutait l’impact de cette nomination sur sa famille et ses trois jeunes enfants. Toutefois, à en croire certains journalistes, ce proche du 44e président des Etats-Unis convoitait, avant cette proposition prestigieuse, la place de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, et aurait plutôt hésité entre les deux positions. Tous deux élus de l’Illinois, Rahm Emanuel et Barack Obama fréquentaient les mêmes cercles politiques à Chicago. Les deux hommes se sont rapprochés lorsque Barack Obama est arrivé à Washington, en 2004, après avoir été élu sénateur.
(...)
Rahm Emmanuel connaît bien la Maison-Blanche : il y a travaillé en tant que conseiller politique sous l’administration Clinton, de 1993 à 1998. Le diplômé en communication, qui commença sa carrière, à la fin des années 80, auprès du maire de Chicago, a croisé le chemin de Bill Clinton à la fin 1991. Emanuel devient son collecteur de fond. Terriblement efficace il y gagne le surnom de “Rhambo”, il récolte la somme record — à l’époque — de 72 millions de dollars. Ce trésor de guerre permet à Bill Clinton de balayer ses adversaires à la primaire démocrate et de survivre aux scandales qui éclatent lors de sa campagne de 1992. “Nous n’aurions jamais rien pu accomplir sans lui”, déclara le 42e président américain. A la Maison-Blanche, Rahm Emanuel soigne l’image de son mentor. Il se montre ainsi très directif vis-à-vis de Tony Blair, qui doit tenir une conférence de presse au coté de Bill Clinton, alors empêtré en plein scandale Lewinsky : “ne foirez pas cette apparition, c’est important”, lui lance-t-il, comptant redorer avec cette apparition “politique et sérieuse” le blason de Clinton.
A la fin de l’ère Clinton, Rahm Emanuel quitte brièvement la politique et se reconvertit dans la banque. Ses trois ans en tant que manager à la Dresner Kleinwort lui rapporteront plus de 16 millions de dollars. Cet intermède banquier s’achève en 2002 lorsqu’Emanuel se présente à la Chambre des représentants. Ayant siégé quelque temps, au conseil d’administration de l’organisme de prêts Freddie Mac, le parlementaire a toujours refusé de voter toute législation pouvant concerner son ancien employeur.
Rahm Emmanuel est, malgré lui, une figure du petit écran américain : il a inspiré dans la série “A la Maison-Blanche” le personnage de Josh Lyman. Ironiquement son frère, Ari, un célèbre agent de stars de Los Angeles, a lui servi de modèle pour créer Ari Gold, le héros de la comédie “Entourage”. Rahm Emanuel est à l’origine d’une des images les plus célèbres de la présidence Clinton. Il a supervisé, jusqu’à la chorégraphie, la poignée de mains historique entre Rabin et Arafat lors de la signature, en 1993, des accords de paix d’Oslo.
Le Proche-Orient tient une place cruciale dans le cœur du représentant de l’Illinois. Son père, Binyamin Emanuel, un pédiatre, est né en Israël et a émigré avec sa famille aux Etats-Unis dans les années 60. Peu avant la première guerre du Golfe, en 1991, Rahm Emanuel s’est porté volontaire, en tant que mécanicien, auprès d’un bureau de recrutement de Tsahal. Durant deux mois, il a réparé des blindés près de la frontière libanaise. Très pieux, il a tenu à obtenir, lors de l’examen du plan Paulson, une dispense de son rabbin pour pouvoir travailler en pleines fêtes du nouvel an juif de Rosh Hashana.
Sa nomination a suscité l’enthousiasme de journaux israéliens. Maarivle présente comme “notre homme à la Maison Blanche”. “Il va influer sur le président pour qu’il soit pro-israélien. Peut-il laisser sa conscience hors de la Maison-Blanche ?”, a affirmé Binyamin Emanuel au quotidien. »
Sur le site Bakchich.info, un article du 5 novembre, « “Rahm-bo” futur dir’cab de Barack Obama » par Doug Ireland, évoque également cette nomination.
« Son style et ses prises de positions guerrières en politique ont valu à Emmanuel le sobriquet de “Rahm-bo”. Décrit par le quotidien Chicago SunTimes comme “mordant, impitoyable, froid, arrogant et manipulateur”, Rahm Emmanuel est le fils d’un immigré israélien. Son père était un vétéran de l’Irgoun, la milice extrémiste israélienne du fascisant Vladimir Jabotinsky avant l’Indépendance de l’Etat hébreu. A son tour, “Rahm-bo” a toujours été un féroce supporter d’Israël et ne porte guère les Palestiniens dans son coeur. Lors de la première guerre avec l’Irak, en 1991, il est même retourné en Israël pour servir comme volontaire civil au sein de Tsahal.
Il a gagné ses galons en politique électorale en devenant un spécialiste des campagnes négatives. N’hésitant pas, par exemple, dans les années 80, à faire battre un républicain modéré du Congrès favorable à un Etat palestinien en faisant circuler une photo truquée de lui le montrant en compagnie de Yasser Arafat. »
En revanche, la Serbie se félicite de cette nomination. Selon une dépêche de l’AFP en provenance de Belgrade. « Presse et analystes saluaient vendredi à Belgrade la nomination par le président élu Barack Obama de Rahm Emanuel comme secrétaire général de la Maison Blanche, relevant qu’il co-préside au Congrès la commission en charge des relations avec la Serbie. “De bonnes nouvelles en provenance de Washington : un lobbyiste de la Serbie à la tête du cabinet d’Obama”, titrait même le quotidien populaire Pressen première page. Plusieurs autres journaux serbes se félicitaient de cette nomination. Rahm Emanuel co-préside la commission du Congrès (caucus) sur la Serbie, qui rassemble des parlementaires démocrates et républicains chargés de développer les relations entre les Etats-Unis et la Serbie. Il est à la tête de cette commission depuis septembre 2004. »
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Rahm Emmanuel connaît bien la Maison-Blanche : il y a travaillé en tant que conseiller politique sous l’administration Clinton, de 1993 à 1998. Le diplômé en communication, qui commença sa carrière, à la fin des années 80, auprès du maire de Chicago, a croisé le chemin de Bill Clinton à la fin 1991. Emanuel devient son collecteur de fond. Terriblement efficace il y gagne le surnom de “Rhambo”, il récolte la somme record — à l’époque — de 72 millions de dollars. Ce trésor de guerre permet à Bill Clinton de balayer ses adversaires à la primaire démocrate et de survivre aux scandales qui éclatent lors de sa campagne de 1992. “Nous n’aurions jamais rien pu accomplir sans lui”, déclara le 42e président américain. A la Maison-Blanche, Rahm Emanuel soigne l’image de son mentor. Il se montre ainsi très directif vis-à-vis de Tony Blair, qui doit tenir une conférence de presse au coté de Bill Clinton, alors empêtré en plein scandale Lewinsky : “ne foirez pas cette apparition, c’est important”, lui lance-t-il, comptant redorer avec cette apparition “politique et sérieuse” le blason de Clinton.
A la fin de l’ère Clinton, Rahm Emanuel quitte brièvement la politique et se reconvertit dans la banque. Ses trois ans en tant que manager à la Dresner Kleinwort lui rapporteront plus de 16 millions de dollars. Cet intermède banquier s’achève en 2002 lorsqu’Emanuel se présente à la Chambre des représentants. Ayant siégé quelque temps, au conseil d’administration de l’organisme de prêts Freddie Mac, le parlementaire a toujours refusé de voter toute législation pouvant concerner son ancien employeur.
Rahm Emmanuel est, malgré lui, une figure du petit écran américain : il a inspiré dans la série “A la Maison-Blanche” le personnage de Josh Lyman. Ironiquement son frère, Ari, un célèbre agent de stars de Los Angeles, a lui servi de modèle pour créer Ari Gold, le héros de la comédie “Entourage”. Rahm Emanuel est à l’origine d’une des images les plus célèbres de la présidence Clinton. Il a supervisé, jusqu’à la chorégraphie, la poignée de mains historique entre Rabin et Arafat lors de la signature, en 1993, des accords de paix d’Oslo.
Le Proche-Orient tient une place cruciale dans le cœur du représentant de l’Illinois. Son père, Binyamin Emanuel, un pédiatre, est né en Israël et a émigré avec sa famille aux Etats-Unis dans les années 60. Peu avant la première guerre du Golfe, en 1991, Rahm Emanuel s’est porté volontaire, en tant que mécanicien, auprès d’un bureau de recrutement de Tsahal. Durant deux mois, il a réparé des blindés près de la frontière libanaise. Très pieux, il a tenu à obtenir, lors de l’examen du plan Paulson, une dispense de son rabbin pour pouvoir travailler en pleines fêtes du nouvel an juif de Rosh Hashana.
Sa nomination a suscité l’enthousiasme de journaux israéliens. Maarivle présente comme “notre homme à la Maison Blanche”. “Il va influer sur le président pour qu’il soit pro-israélien. Peut-il laisser sa conscience hors de la Maison-Blanche ?”, a affirmé Binyamin Emanuel au quotidien. »
Sur le site Bakchich.info, un article du 5 novembre, « “Rahm-bo” futur dir’cab de Barack Obama » par Doug Ireland, évoque également cette nomination.
« Son style et ses prises de positions guerrières en politique ont valu à Emmanuel le sobriquet de “Rahm-bo”. Décrit par le quotidien Chicago SunTimes comme “mordant, impitoyable, froid, arrogant et manipulateur”, Rahm Emmanuel est le fils d’un immigré israélien. Son père était un vétéran de l’Irgoun, la milice extrémiste israélienne du fascisant Vladimir Jabotinsky avant l’Indépendance de l’Etat hébreu. A son tour, “Rahm-bo” a toujours été un féroce supporter d’Israël et ne porte guère les Palestiniens dans son coeur. Lors de la première guerre avec l’Irak, en 1991, il est même retourné en Israël pour servir comme volontaire civil au sein de Tsahal.
Il a gagné ses galons en politique électorale en devenant un spécialiste des campagnes négatives. N’hésitant pas, par exemple, dans les années 80, à faire battre un républicain modéré du Congrès favorable à un Etat palestinien en faisant circuler une photo truquée de lui le montrant en compagnie de Yasser Arafat. »
En revanche, la Serbie se félicite de cette nomination. Selon une dépêche de l’AFP en provenance de Belgrade. « Presse et analystes saluaient vendredi à Belgrade la nomination par le président élu Barack Obama de Rahm Emanuel comme secrétaire général de la Maison Blanche, relevant qu’il co-préside au Congrès la commission en charge des relations avec la Serbie. “De bonnes nouvelles en provenance de Washington : un lobbyiste de la Serbie à la tête du cabinet d’Obama”, titrait même le quotidien populaire Pressen première page. Plusieurs autres journaux serbes se félicitaient de cette nomination. Rahm Emanuel co-préside la commission du Congrès (caucus) sur la Serbie, qui rassemble des parlementaires démocrates et républicains chargés de développer les relations entre les Etats-Unis et la Serbie. Il est à la tête de cette commission depuis septembre 2004. »
samedi 9 mai 2009
Savez vous que...
****** Ariel sharone est toujour de ce monde...
* L'assemblée francaise a voté une loi qui reconnait le "Génocide arménien de ...1914/1918....
*** Que cette auguste assemblée a par contre fait l'apologie des crimes commis par le colonialisme français sous le doux paradigme de " bienfaits du colonialisme"
* le ministre géorgien de la défonce est de nationalité israélienne ???
***George Galloway, député britanique est interdit de séjour au Canada pour avoir témoigné sa salidarité avec les ghazaoui qui subissent le plus ignoble des embargos aprés la sauvage agréssion de décembre08/Janvier09...
**Rahm Emanuel, secretaire général à la maison blanche version Obama est un israélien ultra sioniste
***Liberman, ministre des affaires étrangeres d'israél est un ex videur de bar moldave?????????????
***Abdullah Odjalan, leader du PKK turc fut arrété au Kenya grace au Mossad...
***Ingrid Betancourt fut libérée grace au Mossad...
A SUIVRE...
* L'assemblée francaise a voté une loi qui reconnait le "Génocide arménien de ...1914/1918....
*** Que cette auguste assemblée a par contre fait l'apologie des crimes commis par le colonialisme français sous le doux paradigme de " bienfaits du colonialisme"
* le ministre géorgien de la défonce est de nationalité israélienne ???
***George Galloway, député britanique est interdit de séjour au Canada pour avoir témoigné sa salidarité avec les ghazaoui qui subissent le plus ignoble des embargos aprés la sauvage agréssion de décembre08/Janvier09...
**Rahm Emanuel, secretaire général à la maison blanche version Obama est un israélien ultra sioniste
***Liberman, ministre des affaires étrangeres d'israél est un ex videur de bar moldave?????????????
***Abdullah Odjalan, leader du PKK turc fut arrété au Kenya grace au Mossad...
***Ingrid Betancourt fut libérée grace au Mossad...
A SUIVRE...
vendredi 8 mai 2009
Volte face onusien
Un rapport d'enquête de l'ONU, partiellement publié mardi 5 mai, tient le gouvernement israélien pour "responsable" de la mort de dizaines de civils qui, durant la guerre à Gaza, en janvier, avaient trouvé refuge dans des écoles et un dispensaire des Nations unies. Contredisant les arguments avancés par Israël pour justifier ces frappes, le document affirme "qu'aucune activité militaire n'a été menée depuis les enceintes de l'ONU" par le Hamas ou d'autres groupes palestiniens.
Israël a immédiatement rejeté ces conclusions, jugées "partiales", accusant le Hamas d'avoir "intimidé" les habitants de Gaza et ainsi "dupé les enquêteurs, l'ONU et l'opinion publique".
Commandé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le rapport revient sur l'attaque du 6 janvier, à proximité immédiate de l'école de l'Unrwa (agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens), à Jabaliya, qui avait fait entre 30 et 40 morts. Contrairement à ce qu'avaient affirmé les autorités israéliennes, il n'y a eu, selon les enquêteurs, "aucun tir" de mortier par le Hamas depuis l'enceinte de l'école, ni "aucun explosif" stocké sur place.
La commission, dont le mandat se limitait aux pertes occasionnées dans les enceintes de l'ONU, n'a pas pu "conclure" si des mortiers avaient tiré contre Tsahal depuis "les alentours" de l'école. Elle précise toutefois que "la majorité" des témoignages indique que "cela n'a pas été le cas". Les coordonnées GPS de l'établissement avaient par ailleurs été communiquées à l'armée israélienne.
Evoquant l'attaque du 17 janvier contre l'école de Beit Lahia, également gérée par l'Unrwa, et où deux enfants âgés de 5 et 7 ans avaient péri, les enquêteurs estiment que le tir par Tsahal de "projectiles contenant du phosphore blanc" (une substance incendiaire) "s'apparentait à un mépris irresponsable pour les vies et la sécurité de ceux qui avaient trouvé refuge dans l'école".
DÉDOMMAGEMENTS
Au total, la commission "a conclu que le gouvernement israélien (était) responsable des morts et blessures occasionnés dans les enceintes de l'ONU" dans six des neuf incidents étudiés, y compris l'incendie des entrepôts du siège de l'organisation à Gaza, le 15 janvier.
Seuls les dommages occasionnés à un hangar du Programme alimentaire mondial (PAM) sont attribués à "une faction palestinienne, probablement le Hamas". L'utilisation par les militants palestiniens de roquettes artisanales révèle, précise le rapport, une "intention de causer des pertes humaines civiles".
Le rapport recommande à l'ONU d'exiger qu'Israël rétablisse la vérité, en reconnaissant que le Hamas n'a pas opéré depuis les enceintes de l'ONU. Il préconise que l'Etat juif paye des dédommagements (estimés à plus de 8 millions d'euros). Ban Ki-moon a toutefois rejeté les recommandations visant à établir une commission au mandat élargi pour, notamment, enquêter sur l'utilisation par l'armée israélienne de munitions au phosphore blanc, prohibées dans les zones densément peuplées...
Israël a immédiatement rejeté ces conclusions, jugées "partiales", accusant le Hamas d'avoir "intimidé" les habitants de Gaza et ainsi "dupé les enquêteurs, l'ONU et l'opinion publique".
Commandé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le rapport revient sur l'attaque du 6 janvier, à proximité immédiate de l'école de l'Unrwa (agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens), à Jabaliya, qui avait fait entre 30 et 40 morts. Contrairement à ce qu'avaient affirmé les autorités israéliennes, il n'y a eu, selon les enquêteurs, "aucun tir" de mortier par le Hamas depuis l'enceinte de l'école, ni "aucun explosif" stocké sur place.
La commission, dont le mandat se limitait aux pertes occasionnées dans les enceintes de l'ONU, n'a pas pu "conclure" si des mortiers avaient tiré contre Tsahal depuis "les alentours" de l'école. Elle précise toutefois que "la majorité" des témoignages indique que "cela n'a pas été le cas". Les coordonnées GPS de l'établissement avaient par ailleurs été communiquées à l'armée israélienne.
Evoquant l'attaque du 17 janvier contre l'école de Beit Lahia, également gérée par l'Unrwa, et où deux enfants âgés de 5 et 7 ans avaient péri, les enquêteurs estiment que le tir par Tsahal de "projectiles contenant du phosphore blanc" (une substance incendiaire) "s'apparentait à un mépris irresponsable pour les vies et la sécurité de ceux qui avaient trouvé refuge dans l'école".
DÉDOMMAGEMENTS
Au total, la commission "a conclu que le gouvernement israélien (était) responsable des morts et blessures occasionnés dans les enceintes de l'ONU" dans six des neuf incidents étudiés, y compris l'incendie des entrepôts du siège de l'organisation à Gaza, le 15 janvier.
Seuls les dommages occasionnés à un hangar du Programme alimentaire mondial (PAM) sont attribués à "une faction palestinienne, probablement le Hamas". L'utilisation par les militants palestiniens de roquettes artisanales révèle, précise le rapport, une "intention de causer des pertes humaines civiles".
Le rapport recommande à l'ONU d'exiger qu'Israël rétablisse la vérité, en reconnaissant que le Hamas n'a pas opéré depuis les enceintes de l'ONU. Il préconise que l'Etat juif paye des dédommagements (estimés à plus de 8 millions d'euros). Ban Ki-moon a toutefois rejeté les recommandations visant à établir une commission au mandat élargi pour, notamment, enquêter sur l'utilisation par l'armée israélienne de munitions au phosphore blanc, prohibées dans les zones densément peuplées...
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