À quelques semaines d'élections législatives cruciales pour l'avenir de son parti, Gordon Brown s'est justifié sur la guerre en Irak. Pour le Premier ministre britannique, qui s'exprimait devant la commission d'enquête sur l'invasion en Irak, le Royaume Uni a eu raison de s'engager dans ce conflit. Une occasion pour lui d'assurer également que, contrairement à ce que certains lui reprochent, le financement a été suffisant.
"Mon sentiment était, et est toujours aujourd'hui que nous ne pouvons pas avoir une communauté internationale qui fonctionne bien si nous avons des terroristes qui enfreignent ces règles ou (...) des Etats belliqueux qui refusent d'obéir aux lois de la communauté internationale", a-t-il expliqué. Saddam Hussein ne s'étant pas conformé à ses obligations, la communauté internationale a eu raison de réagir et d'envahir son territoire. Une dialectique déjà usitée par Tony Blair, avec une différence notable. Là où l'ancien Premier ministre britannique avait été très critiqué après son audition pour n'avoir exprimé aucun regret sur l'intervention en Irak, son successeur a adressé quelques mots aux victimes britanniques et irakiennes du conflit. "Je pense qu'entrer en guerre est la plus grave des décisions à prendre. Je crois que nous avons pris la bonne décision, pour les bonnes raisons", a-t-il dit
mardi 30 mars 2010
dimanche 21 mars 2010
La face cachée du mossad
À sa naissance dans le petit village de Slatinské Dôly (alors en Slovaquie, aujourd'hui en Ukraine), Robert Maxwell a pour nom Ján Ludvik Hoch. Il est élevé au sein d'une famille juive pauvre. Lors de l'occupation de la région par le Troisième Reich, il parvint à s'échapper. Sa famille fut, en revanche, exterminée dans le cadre de la Shoah. Il arriva au Royaume-Uni en 1940 en tant que jeune réfugié, et s'engagea dans la British Army. Intelligent et doué pour les langues, il réussit à monter rapidement les échelons. En obtenant la citoyenneté britannique, il change de nom pour s'appeler Robert Maxwell.
Officier dans les forces d'occupation de Berlin à la fin de la guerre, il mit à profit ses relations pour créer diverses entreprises de négoce. Il se proposa de publier dans le monde les revues scientifiques de l'éditeur spécialisé allemand Springer Verlag, à une époque où il était interdit à cet éditeur de le faire en son nom propre. Profitant du succès de cette opération, il racheta en 1951 le petit éditeur Pergamon. Opérant au niveau international dans les domaines de la vente d'encyclopédies et de revues scientifiques, Maxwell parvint rapidement à faire fortune et à faire de la Pergamon Press un éditeur de poids.
Il se tourna alors vers la politique dans les années 60, et fut un bruyant député travailliste à la Chambre des communes britannique de 1964 à 1970. Il ne fut pas réélu, et était d'ailleurs impopulaire dans son propre groupe parlementaire, du fait de ses manières brusques perçues comme arrogantes.
En tant qu'éditeur, il perdit son premier affrontement contre l'australien Rupert Murdoch en ne parvenant pas à racheter l'hebdomadaire d'actualité News of the World. Son tempérament vif et son style de management très particulier favorisèrent une gestion opaque de ses sociétés. En 1969, un rapport d'un organisme de contrôle le qualifia comme inapte à la gestion saine d'une entreprise côtée en bourse, ce qu'était devenue la Pergamon. En froid avec ses actionnaires, il en perdit le contrôle peu après.
S'appuyant sur la Fondation Maxwell, navire amiral de ses nombreuses entreprises basé au Liechtenstein, il retrouva le contrôle de la Pergamon en 1974. Il racheta en 1981 la British Printing Company pour en faire le groupe Maxwell Communications Corporation. Par ce biais il racheta le groupe publiant le journal britannique de gauche The Daily Mirror, puis l'éditeur Reed International. Alors à son apogée, il possédait également de nombreuses participations dans diverses activités, essentiellement dans le domaine des médias. Il profita aussi de ses bonnes relations avec le bloc de l'est pour conclure des accords commerciaux avec ces pays. Il intervenait énormément dans les opérations de chacun de ses groupes et dans les rédactions de ses journaux. Voyant en eux la possibilité de diffuser sa pensée, il signait par exemple un éditorial dans The Daily Mirror, journal qui n'eut pas le succès qu'il espérait.
Il fut l'un des partenaires de Francis Bouygues dans le projet de privatisation de la chaîne de télévision française TF1 en 1987, et il mit en avant son passé de gauche et son expérience des médias pour séduire François Mitterrand dans le cadre du rachat de la chaîne. Il se révéla par la suite un actionnaire minoritaire exigeant, au grand dam du groupe Bouygues, qui entendait disposer d'une autonomie dans la gestion.
Tout au long de son parcours entrepreneurial, il fut perçu comme un dirigeant aux pratiques malsaines, agglomérant des sociétés à la santé financière douteuse. De son vivant, Robert Maxwell réussit à faire taire les critiques et à gagner en importance dans le paysage médiatique, où il voulait être vraiment influent. Il apparut ensuite que son groupe manquait véritablement de stabilité financière, et était construit sur l'usage de la dette. L'échec du quotidien transnational The European lancé en 1990 le força à vendre la Pergamon au groupe Elsevier, mais profita de l'afflux de fonds pour racheter le New York Daily News. Fin 1990, des journalistes enquêtèrent sur un possible détournement des fonds des pensions de retraite des employés de ses sociétés.
À l'âge de 68 ans, Maxwell aurait chuté de son yacht alors qu'il était au large des Îles Canaries, et son corps fut retrouvé flottant dans l'océan Atlantique. Il a été enterré à Jérusalem. La cause officielle de sa mort est la noyade accidentelle, mais des voix se sont élevées pour remettre en cause ce diagnostic, parlant de meurtre ou de suicide. Parmi les nombreuses rumeurs entourant cette mort mystérieuse, celle indiquant qu'il était un agent du Mossad créa une vive polémique (lire à ce propos Histoire secrète du Mossad de Gordon Thomas). Selon ce livre il était d'ailleurs un membre éminent du Mossad auquel il a accordé des financements en détournant notamment les fonds de pension de son groupe. Il aurait été tué alors qu'il voulait récupérer l'argent qu'il avait prêté au Mossad. Les services secrets israéliens auraient refusé et l'ont éliminé de peur qu'il dévoile sur la place publique les nombreuses informations que Maxwell connaissaient.
Ses entreprises ne lui survécurent pas : elles firent faillite et il apparut qu'outre leur gestion considérée comme hasardeuse, Maxwell s'était également livré à plusieurs malversations financières. Le groupe Maxwell est aujourd'hui principalement connu pour son écroulement rapide et total.
Officier dans les forces d'occupation de Berlin à la fin de la guerre, il mit à profit ses relations pour créer diverses entreprises de négoce. Il se proposa de publier dans le monde les revues scientifiques de l'éditeur spécialisé allemand Springer Verlag, à une époque où il était interdit à cet éditeur de le faire en son nom propre. Profitant du succès de cette opération, il racheta en 1951 le petit éditeur Pergamon. Opérant au niveau international dans les domaines de la vente d'encyclopédies et de revues scientifiques, Maxwell parvint rapidement à faire fortune et à faire de la Pergamon Press un éditeur de poids.
Il se tourna alors vers la politique dans les années 60, et fut un bruyant député travailliste à la Chambre des communes britannique de 1964 à 1970. Il ne fut pas réélu, et était d'ailleurs impopulaire dans son propre groupe parlementaire, du fait de ses manières brusques perçues comme arrogantes.
En tant qu'éditeur, il perdit son premier affrontement contre l'australien Rupert Murdoch en ne parvenant pas à racheter l'hebdomadaire d'actualité News of the World. Son tempérament vif et son style de management très particulier favorisèrent une gestion opaque de ses sociétés. En 1969, un rapport d'un organisme de contrôle le qualifia comme inapte à la gestion saine d'une entreprise côtée en bourse, ce qu'était devenue la Pergamon. En froid avec ses actionnaires, il en perdit le contrôle peu après.
S'appuyant sur la Fondation Maxwell, navire amiral de ses nombreuses entreprises basé au Liechtenstein, il retrouva le contrôle de la Pergamon en 1974. Il racheta en 1981 la British Printing Company pour en faire le groupe Maxwell Communications Corporation. Par ce biais il racheta le groupe publiant le journal britannique de gauche The Daily Mirror, puis l'éditeur Reed International. Alors à son apogée, il possédait également de nombreuses participations dans diverses activités, essentiellement dans le domaine des médias. Il profita aussi de ses bonnes relations avec le bloc de l'est pour conclure des accords commerciaux avec ces pays. Il intervenait énormément dans les opérations de chacun de ses groupes et dans les rédactions de ses journaux. Voyant en eux la possibilité de diffuser sa pensée, il signait par exemple un éditorial dans The Daily Mirror, journal qui n'eut pas le succès qu'il espérait.
Il fut l'un des partenaires de Francis Bouygues dans le projet de privatisation de la chaîne de télévision française TF1 en 1987, et il mit en avant son passé de gauche et son expérience des médias pour séduire François Mitterrand dans le cadre du rachat de la chaîne. Il se révéla par la suite un actionnaire minoritaire exigeant, au grand dam du groupe Bouygues, qui entendait disposer d'une autonomie dans la gestion.
Tout au long de son parcours entrepreneurial, il fut perçu comme un dirigeant aux pratiques malsaines, agglomérant des sociétés à la santé financière douteuse. De son vivant, Robert Maxwell réussit à faire taire les critiques et à gagner en importance dans le paysage médiatique, où il voulait être vraiment influent. Il apparut ensuite que son groupe manquait véritablement de stabilité financière, et était construit sur l'usage de la dette. L'échec du quotidien transnational The European lancé en 1990 le força à vendre la Pergamon au groupe Elsevier, mais profita de l'afflux de fonds pour racheter le New York Daily News. Fin 1990, des journalistes enquêtèrent sur un possible détournement des fonds des pensions de retraite des employés de ses sociétés.
À l'âge de 68 ans, Maxwell aurait chuté de son yacht alors qu'il était au large des Îles Canaries, et son corps fut retrouvé flottant dans l'océan Atlantique. Il a été enterré à Jérusalem. La cause officielle de sa mort est la noyade accidentelle, mais des voix se sont élevées pour remettre en cause ce diagnostic, parlant de meurtre ou de suicide. Parmi les nombreuses rumeurs entourant cette mort mystérieuse, celle indiquant qu'il était un agent du Mossad créa une vive polémique (lire à ce propos Histoire secrète du Mossad de Gordon Thomas). Selon ce livre il était d'ailleurs un membre éminent du Mossad auquel il a accordé des financements en détournant notamment les fonds de pension de son groupe. Il aurait été tué alors qu'il voulait récupérer l'argent qu'il avait prêté au Mossad. Les services secrets israéliens auraient refusé et l'ont éliminé de peur qu'il dévoile sur la place publique les nombreuses informations que Maxwell connaissaient.
Ses entreprises ne lui survécurent pas : elles firent faillite et il apparut qu'outre leur gestion considérée comme hasardeuse, Maxwell s'était également livré à plusieurs malversations financières. Le groupe Maxwell est aujourd'hui principalement connu pour son écroulement rapide et total.
samedi 20 mars 2010
Quand l'ONU abserve et n'intervient pas...
La colonisation israélienne "doit cesser", y compris à Jérusalem-Est, a déclaré samedi à Ramallah le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, en déplacement en Cisjordanie.
Accompagné du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, M. Ban s'est rendu en haut d'une colline en périphérie de Ramallah, d'où il a observé la colonie israélienne de Givat Zeev, le mur de séparation construit par l'Etat hébreu et les quartiers juifs de Jérusalem-Est, partie arabe de la ville sainte.
Ban Ki-moon a rappelé que Jérusalem-Est, conquise par Israël en 1967 puis annexée, demeure un territoire palestinien occupé au même titre que la Cisjordanie. Pour sa part, l'Etat hébreu considère Jérusalem comme sa capitale indivisible.
"Le monde a condamné les projets d'implantation israéliens à Jérusalem-Est", a déclaré le secrétaire général des Nations unies samedi, lors d'une conférence de presse donnée après sa courte visite sur le terrain. "Soyons clairs: toute activité de colonisation, dans quelque territoire occupé que ce soit, est illégale et doit cesser".
Dimanche, le secrétaire général de l'ONU doit se rendre dans la Bande de Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélo-égyptien depuis que le Hamas est arrivé au pouvoir en 2007. L'embargo, et notamment la pénurie de matériaux de construction, empêche de rebâtir les milliers de logements qui ont été détruits lors de la guerre qui a opposé Israël au Hamas entre décembre 2008 et janvier 2009.
"Je vais à Gaza demain pour exprimer ma solidarité avec les Palestiniens en détresse et pour souligner la nécessité de mettre fin au blocus", a déclaré M. Ban. "Je suis profondément inquiet de la situation humanitaire qui s'aggrave" dans la Bande de Gaza.
Cette visite intervient au lendemain d'une réunion du Quartette pour la paix au Proche-Orient (USA, Russie, UE et ONU) à Moscou, à laquelle participait Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Les membres du Quartette ont appelé Israël et les Palestiniens à reprendre les négociations de paix avec l'objectif de trouver un accord final menant à la création d'un Etat palestinien d'ici deux ans.
Les diplomates ont à nouveau condamné le projet de nouvelles constructions à Jérusalem-Est, où se sont produits de nouveaux affrontements entre Israéliens et Palestiniens, ainsi qu'en Cisjordanie. Samedi à Naplouse, un adolescent palestinien de 16 ans a été tué et un autre gravement blessé à la tête par des tirs israéliens, selon des médecins palestiniens. L'armée israélienne a de son côté déclaré avoir dispersé un groupe de Palestiniens lançant des pierres à Iraq Burin dans le nord de la Cisjordanie, et fait état de deux blessés.
Accompagné du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, M. Ban s'est rendu en haut d'une colline en périphérie de Ramallah, d'où il a observé la colonie israélienne de Givat Zeev, le mur de séparation construit par l'Etat hébreu et les quartiers juifs de Jérusalem-Est, partie arabe de la ville sainte.
Ban Ki-moon a rappelé que Jérusalem-Est, conquise par Israël en 1967 puis annexée, demeure un territoire palestinien occupé au même titre que la Cisjordanie. Pour sa part, l'Etat hébreu considère Jérusalem comme sa capitale indivisible.
"Le monde a condamné les projets d'implantation israéliens à Jérusalem-Est", a déclaré le secrétaire général des Nations unies samedi, lors d'une conférence de presse donnée après sa courte visite sur le terrain. "Soyons clairs: toute activité de colonisation, dans quelque territoire occupé que ce soit, est illégale et doit cesser".
Dimanche, le secrétaire général de l'ONU doit se rendre dans la Bande de Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélo-égyptien depuis que le Hamas est arrivé au pouvoir en 2007. L'embargo, et notamment la pénurie de matériaux de construction, empêche de rebâtir les milliers de logements qui ont été détruits lors de la guerre qui a opposé Israël au Hamas entre décembre 2008 et janvier 2009.
"Je vais à Gaza demain pour exprimer ma solidarité avec les Palestiniens en détresse et pour souligner la nécessité de mettre fin au blocus", a déclaré M. Ban. "Je suis profondément inquiet de la situation humanitaire qui s'aggrave" dans la Bande de Gaza.
Cette visite intervient au lendemain d'une réunion du Quartette pour la paix au Proche-Orient (USA, Russie, UE et ONU) à Moscou, à laquelle participait Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Les membres du Quartette ont appelé Israël et les Palestiniens à reprendre les négociations de paix avec l'objectif de trouver un accord final menant à la création d'un Etat palestinien d'ici deux ans.
Les diplomates ont à nouveau condamné le projet de nouvelles constructions à Jérusalem-Est, où se sont produits de nouveaux affrontements entre Israéliens et Palestiniens, ainsi qu'en Cisjordanie. Samedi à Naplouse, un adolescent palestinien de 16 ans a été tué et un autre gravement blessé à la tête par des tirs israéliens, selon des médecins palestiniens. L'armée israélienne a de son côté déclaré avoir dispersé un groupe de Palestiniens lançant des pierres à Iraq Burin dans le nord de la Cisjordanie, et fait état de deux blessés.
mardi 9 mars 2010
La première pierre...
Israël a donné mardi son feu vert à la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-est annexée, déclenchant l'ire des Palestiniens, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden censée relancer le processus de paix.La décision annoncée par le ministère de l'Intérieur concerne la construction de 1.600 logements dans le quartier de colonisation juif Ramat Shlomo, dans le secteur oriental de la Ville sainte annexé par Israël en 1967.
L'Autorité palestinienne a aussitôt réagi. "Il s'agit d'une décision dangereuse qui menace les négociations", a déclaré le porte-parole de la présidence Nabil Abou Roudeina à Ramallah en Cisjordanie occupée, appelant les Etats-Unis à "répondre immédiatement aux provocations israéliennes"."La décision de construire à Jérusalem-est revient à dire que les efforts des Américains ont échoué avant même que ne commencent les négociations indirectes" entre Israël et les Palestiniens, a-t-il dit.Déjà la veille, alors que M. Biden entamait sa visite officielle en Israël, le ministre israélien de l'Environnement Gilad Erdan a annoncé la construction de 112 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée.Ces annonces surviennent alors que les Palestiniens ont accepté dimanche, sans enthousiasme, le principe de mener pendant une durée limitée à quatre mois des discussions indirectes avec Israël via l'émissaire américain George Mitchell.Le gouvernement du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu a décrété fin novembre un "gel" de la colonisation de 10 mois, mais ce moratoire ne concerne ni Jérusalem-est, ni les 3.000 logements en chantier en Cisjordanie ni la construction d'édifices publics.S'exprimant après des entretiens avec M. Netanyahu et le président israélien Shimon Peres et avant l'annonce sur les 1.600 logements, M. Biden s'est dit "très heureux" de la reprise du dialogue -indirect- israélo-palestinien alors que le processus de paix est interrompu depuis fin 2008."Nous espérons que ces pourparlers déboucheront sur des négociations directes. Le président (Barack) Obama et moi-même sommes persuadés que la meilleure garantie à long terme pour la sécurité d'Israël est une paix globale au Moyen-Orient", a-t-il souligné, réitérant le soutien "total" des Etats-Unis à la sécurité de l'Etat juif."La pierre angulaire de notre relation (entre les Etats-Unis et Israël) est notre engagement absolu, total et sans réserve en faveur de la sécurité d'Israël", a-t-il ajouté. "Des progrès ont lieu au Moyen-Orient lorsque chacun sait bien qu'il n'y a pas la moindre distance entre les Etats-Unis et Israël".Les Etats-Unis ont annoncé lundi que les deux parties avaient commencé des négociations indirectes, dites "négociations de proximité", sous leur égide.Les Palestiniens ont accepté sans enthousiasme les "discussions de proximité", après avoir réclamé en vain un gel complet de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est.M. Biden, plus important responsable américain à effectuer une visite officielle en Israël et en Cisjordanie depuis l'arrivée au pouvoir de M. Obama en 2009, a aussi rappelé la détermination de Washington à empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, une perspective qui inquiète Israël.L'Etat hébreu, comme les Etats-Unis, soupçonne Téhéran de vouloir se doter d'un arsenal atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.M. Biden se rendra mercredi à Ramallah en Cisjordanie pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad.
L'Autorité palestinienne a aussitôt réagi. "Il s'agit d'une décision dangereuse qui menace les négociations", a déclaré le porte-parole de la présidence Nabil Abou Roudeina à Ramallah en Cisjordanie occupée, appelant les Etats-Unis à "répondre immédiatement aux provocations israéliennes"."La décision de construire à Jérusalem-est revient à dire que les efforts des Américains ont échoué avant même que ne commencent les négociations indirectes" entre Israël et les Palestiniens, a-t-il dit.Déjà la veille, alors que M. Biden entamait sa visite officielle en Israël, le ministre israélien de l'Environnement Gilad Erdan a annoncé la construction de 112 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée.Ces annonces surviennent alors que les Palestiniens ont accepté dimanche, sans enthousiasme, le principe de mener pendant une durée limitée à quatre mois des discussions indirectes avec Israël via l'émissaire américain George Mitchell.Le gouvernement du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu a décrété fin novembre un "gel" de la colonisation de 10 mois, mais ce moratoire ne concerne ni Jérusalem-est, ni les 3.000 logements en chantier en Cisjordanie ni la construction d'édifices publics.S'exprimant après des entretiens avec M. Netanyahu et le président israélien Shimon Peres et avant l'annonce sur les 1.600 logements, M. Biden s'est dit "très heureux" de la reprise du dialogue -indirect- israélo-palestinien alors que le processus de paix est interrompu depuis fin 2008."Nous espérons que ces pourparlers déboucheront sur des négociations directes. Le président (Barack) Obama et moi-même sommes persuadés que la meilleure garantie à long terme pour la sécurité d'Israël est une paix globale au Moyen-Orient", a-t-il souligné, réitérant le soutien "total" des Etats-Unis à la sécurité de l'Etat juif."La pierre angulaire de notre relation (entre les Etats-Unis et Israël) est notre engagement absolu, total et sans réserve en faveur de la sécurité d'Israël", a-t-il ajouté. "Des progrès ont lieu au Moyen-Orient lorsque chacun sait bien qu'il n'y a pas la moindre distance entre les Etats-Unis et Israël".Les Etats-Unis ont annoncé lundi que les deux parties avaient commencé des négociations indirectes, dites "négociations de proximité", sous leur égide.Les Palestiniens ont accepté sans enthousiasme les "discussions de proximité", après avoir réclamé en vain un gel complet de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est.M. Biden, plus important responsable américain à effectuer une visite officielle en Israël et en Cisjordanie depuis l'arrivée au pouvoir de M. Obama en 2009, a aussi rappelé la détermination de Washington à empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, une perspective qui inquiète Israël.L'Etat hébreu, comme les Etats-Unis, soupçonne Téhéran de vouloir se doter d'un arsenal atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.M. Biden se rendra mercredi à Ramallah en Cisjordanie pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad.
Inscription à :
Articles (Atom)