Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak
mercredi 17 mars 2010
Chapitre V
Nick Berg est ce jeune Américain enlevé en Irak dont la mise à mort va être filmée et diffusée sur le net au début de l’année 2004. Les conditions de l’enlèvement de Nick Berg restent imprécises ainsi que les raisons de sa présence en Irak.
Berg était un spécialiste du montage d’antennes de radio-diffusion. La presse affirmera que Berg était en Irak de sa propre initiative et sans mission définie. Le journal français l’Humanité s’interrogera sur ces incohérences le 18 mai 2004 en ces termes : « Autre bizarrerie, la thèse d’un Nick Berg se trouvant en Irak à la recherche de contrats de travail. Il faut savoir que c’est le Pentagone qui supervise, via l’USAID (agence américaine pour l’aide internationale), le marché de la reconstruction en Irak. C’est elle qui gère les appels d’offres pour l’Irak, y compris les petits contrats. D’où l’impossibilité pour Nick Berg d’arracher, par ses propres moyens, un quelconque contrat en Irak. Par conséquent, tout porte à croire que la thèse américaine affirmant que Nick Berg, patron d’une petite entreprise de maintenance en télécommunications, était en Irak pour chercher des contrats ne résiste pas aux faits. »
Nicolas Berg avait fondé avec son père Prometheus Methods Tower Services Inc.. Cette entreprise était spécialisée dans les tours de retransmission de communications téléphoniques. Selon le Seattle Post-Intelligencer, Berg inspectait les installations de communication irakiennes détruites par la guerre ou les pillards. Il a travaillé sur une tour de la prison d’Abou Ghraib en Irak en compagnie de Aziz Kadoory Aziz avec qui il avait lancé son entreprise de tours de communications. Celui-ci est le fondateur du Conseil irako-américain. Farouche partisan de l’invasion américaine et de la chute de Sadam Hussein, il intervenait parfois sur Fox News . Il est réputé être un agent de la CIA.
Bien qu’il soit juif et qu’il ait avec lui du matériel de communication de haute technicité, Berg n’hésitait pas à se déplacer seul. De plus, il s’était rendu en Israël sans demander aux douanes israéliennes de ne pas apposer de tampon, prudence habituelle lorsqu’on voyage au Moyen-Orient. Selon le Guardian, la société de Berg venait de se voir attribuée un contrat dans le cadre du consortium Iraqi Media Network, un programme de la NED-CIA. Seules des sociétés de confiance pouvaient soumissionner aux marchés des télécommunications à Abu Ghraib et pour l’Iraqi Media Network
Il y avait peu de probabilités que cet américain ait été en relation avec Moussaoui, le seul inculpé aux Etats-Unis pour les événements du 11 septembre 2001. Pourtant lors d’un séjour dans l’Oklahoma, Nick Berg aurait « prêté » son adresse de messagerie avec son mot de passe à quelqu’un qu’il ne connaissait soi-disant pas et qui s’est révélé être un terroriste. Berg avait à ce sujet été interrogé par le FBI qui avait conclu à une coïncidence (sic !). Pourtant, Carol Devine-Molin (enterstageright.com) affirme qu’il avait de nouveau été interrogé bien après le 11 Septembre, ainsi que lors de sa détention précédant sa disparition. Le FBI avait donc de légitimes doutes sur lui.
Nicholas Berg aurait été arrêté par le commandement de la coalition à Mossoul et ce sont les militaires américains qui l’ont détenu. Selon le Monde daté du 15 mai, les parents de Nick Berg ont reçu un courrier électronique daté du 1eravril de la part d’un membre du corps consulaire américain en Irak disant ceci : « J’ai reçu la confirmation que votre fils est détenu par les militaires américains. Il est en bonne santé et a été arrêté il y a environ une semaine. » La victime, elle-même, l’avait confirmé dans un écrit à ses parents, affirmant : « Mes projets de retour sont contrecarrés par les militaires. »
Le FBI, selon CNN, a rencontré à trois reprises le jeune Américain pendant sa détention. Officiellement pour lui faire une offre de quitter le territoire irakien, offre que ce dernier aurait refusé. Mais pourquoi le FBI ne l’a-t-il pas rapatrié malgré lui ?
La famille de Berg a fait appel en vain au consulat pour le faire libérer. Puis, elle a porté plainte contre les autorités US pour détention illégale, mentionnant que les diplomates n’avaient plus aucun pouvoir pour intervenir sur son cas. Il aurait été relâché peu après.
Qui est le véritable patron du Rendon Group ?
Le bureau de l’influence stratégique [Office of Strategic Influence-OSI] est créé au lendemain des attentats du 11 Septembre. Le 20 février 2002, le New York Timesdévoilait le plus grand projet de manipulation des esprits. Pour conduire la « guerre de l’information », le Pentagone, obéissant à des consignes de Rumsfeld et du sous-secrétaire d’Etat à la défense, Douglas Feith, avait conçu secrètement un ténébreux bureau ayant pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis. L’OSI était autorisé à pratiquer la désinformation, en particulier à l’égard des médias étrangers. Le quotidien new-yorkais précisait que l’OSI avait passé un contrat de 100 000 dollars par mois avec un cabinet de communication, The Rendon Group, déjà employé en 1990 dans la préparation de la guerre du Golfe et qui avait mis au point la fausse déclaration de l’« infirmière » koweïtienne affirmant avoir vu les soldats irakiens piller la maternité de l’hôpital de Koweït et arracher les nourrissons des couveuses et les tuer sans pitié en les jetant par terre. Ce témoignage avait été décisif pour convaincre les membres du Congrès de voter en faveur de la guerre.
Très vite, des voix s’étaient élevées pour souligner que cet organisme violait la constitution américaine et qu’il jetait la suspicion sur l’ensemble des informations diffusées par les media US. Dans sa supposée brève existence, l’OSI a été chapeauté non pas par un spécialiste des PsyOp mais par un spécialiste de l’Initiative de Défense Stratégique, le Général de Brigade Simon Pete Worden, qui a élaboré un programme de diffusion reposant sur des satellites. Officiellement dissous après les révélations de la presse, l’OSI est certainement demeuré actif. Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch ou celle de la capture de Sadam Hussein.
Cette implication, à très haut niveau et dès 2001, de l’OSI dans le dispositif de désinformation US, préfigure le rôle attribué au Rendon Group au début de 2004 dans sa coordination et dans sa supervision.
En effet, début 2004, la presse financière informe que l’OSI va remporter un très important contrat du DOD, le Ministère de la défense américain, concernant la reconstruction des media irakiens, et ce contrat aura pour mission de coordonner les activités du très célèbre Rendon Group, l’organisation US de barbouzes spécialisée en désinformation.
Le rôle clef de William Schneider à la fois dans le domaine de la défense stratégique spatiale et dans celui des activités de subversion conduit à s’interroger sur sa participation à l’organisation du dispositif américain de l’OSI qui associe étroitement les deux activités.
Nick Berg avait écrit dans un mail à ses parents qu’il participait à la reconstruction des médias irakiens. Cette formulation est très exactement celle utilisée par le DOD pour définir le marché attribué au début 2004 en Irak, à l’OSI. Cela laisse penser que Berg s’est donc probablement rendu en Irak dans le cadre d’un contrat passé avec l’un des sous-traitants de l’OSI.
Berg, probable agent de la CIA, opérant sous la couverture de la reconstruction des média irakiens, devenant gênant ou tout simplement cessant d’être utile, a-t-il été un acteur contre son gré d’une nouvelle mise en scène du Rendon Group : sa propre mise à mort ?
James Raxton, officier en poste à la CIA au département action psychologique, fit à ce sujet, une déclaration étonnante sur CNN. Il affirma que la vidéo de l’exécution de Nick Berg était le fruit d’un montage auquel il avait participé avec deux officiers du Mossad. Trois heures après ces déclarations fracassantes, James Raxton se rétracta sous la forme d’un démenti. Le secrétaire d’Etat à la Défense, Donald Rumsfeld s’empressa de démentir également ces déclarations en mettant ces propos contradictoires sur le compte de problèmes psychologiques qu’aurait rencontré l’officier de la CIA, lequel pourtant bénéficiait d’une excellente réputation au sein de ce service. Info ou intox, qu’en est-il vraiment ?
Les conditions troubles de la mort de Nick Berg.
Toute la vidéo montrant la décapitation de Berg semble être un montage d’actions coupées de façon à présenter un film continu. Mais l’heure apparaît sur la bande et expose donc les incohérences des séquences filmées. De plus, Nick Berg serait déjà mort avant sa décapitation. C’est du moins ce qu’affirme le journaliste Ritt Goldstein, dans une édition du quotidien Asia Times. Il cite deux experts, le docteur John Simpson, directeur des services de chirurgie au Royal Australasian College of Surgeons, et l’expert médico-légal Jon Nordby, chercheur associé au American Board of Medicolegal Death Investigators.
Goldstein écrit : « Bien que les circonstances entourant le fichier vidéo et les derniers jours de Nick Berg aient fait l’objet de nombreuses hypothèses, Simpson et Nordby croient qu’il est hautement probable que celui-ci soit décédé quelque temps avant d’être décapité. Un des facteurs soutenant leur thèse est l’absence de saignement artériel massif que provoque un tel geste. » Les médecins citent également l’absence de réaction attribuable au système nerveux autonome lorsque Berg est décapité.
Al-Jazeera fait de son côté des constatations troublantes : Berg porte une combinaison orange identique à celles que portent des détenus du camp de Guantanamo et à celles dont dispose la police militaire étasunienne. Comment des terroristes irakiens auraient-ils pu se procurer une telle tenue ? De plus, Berg est assis sur une chaise identique à celle que l’on voit sur les photos de la soldate Lynddie England prises à la prison d’Abu Ghraïb. Autre élément troublant : le mur derrière lui est de la même couleur et texture que les murs que l’on voit sur les photos prises à Abu Ghraïb. Puis, on voit brièvement à l’écran une partie de la tête d’une personne portant une casquette militaire verte comme celles des militaires étasuniens. Selon Al Jazeera, l’ensemble de ces preuves tend à indiquer que la scène aurait été tournée à Abu Ghraïb qui est une prison sous contrôle américain.
D’après JP Cloutier : « A propos de l’homme qui porte une cagoule et qui revendique l’exécution, le Jordanien Abou Moussah Al Zarqaoui, différentes sources citées par Ritt Goldstein dans le Asia Times et dans l’article de Al Jazeera indiquent qu’il serait mort dans un bombardement de la coalition. Cet homme avait en effet été donné pour mort par l’US Army après la grande offensive américaine en avril 2003 dans le nord du Kurdistan irakien, d’autant que Zarqaoui n’avait aucune chance de s’échapper car ayant perdu un pied en Afghanistan en 2001. Colin Powell avait même assuré que la pose de sa prothèse avait eu lieu dans un hôpital de Bagdad. Pas un seul des deux pieds de l’homme présent sur la cassette ne semble présenter cette anomalie. […] Pour ce qui est du site en langue arabe, supposé lié à al-Qaida, qui aurait diffusé le fichier vidéo, il n’est plus en service. Le nom de domaine a été enregistré aux États-Unis le 7 janvier 2003 au nom d’un certain Omar Abu Omar, qui a donné une adresse fictive au Danemark, et une adresse de courriel Hotmail. Le service d’hébergement du site, semble lui aussi hors service. Le nom de domaine a été enregistré le 13 janvier 2002 aux États-Unis. L’adresse citée pour l’entreprise est en Egypte, l’adresse des services techniques en Arabie Saoudite et certaines recherches DNS pointent vers des serveurs en Malaisie. Le fournisseur d’accès devait l’interdire une heure après sa mise en ligne, mais, à la différence d’Al Jazeera, pourtant en général très rapide sur toutes les questions arabes, seuls CNN, Fox et la BBC réussissaient à télécharger le film avant son interdiction. En réalité, le propriétaire légal du site est londonien. Il s’agit d’Abdel Rahman al-Rashed qui contrôle l’Arab Press House. Il n’a été interrogé par aucun service secret ou service de police, alors même que, dans toute l’histoire du terrorisme islamique, c’est la première fois qu’une vidéo est directement mise en ligne sur un site. Précédemment, les cassettes étaient données à des chaînes de télévisions. »*
Le corps de Nicholas Berg a été retrouvé le long d’une autoroute proche de Bagdad.
Tout ne peut pas être dû aux vissicitudes du destin dans le parcours de ce très jeune américain. Une telle accumulation de coincidences est troublante : le croisement de sa route avec celle de Moussaoui, le seul inculpé pour les attentats du 11 Septembre, le prêt de son ordinateur et de son mot de passe de messagerie à un inconnu, sa mission en Irak avalisée par le DOD, ses déplacements sans encombre au Moyen-Orient, sa mort tragique attribuée au nouvel homme fort d’al-Qaida après avoir été capturé par les forces américaines et soi-disant relâché bien que fortement soupçonné…
Le rôle de Nick berg dans l’échiquier irakien était-il aussi mineur que l’information officielle le laisse entendre ? N’était-il pas plus crucial, ce qui expliquerait mieux toutes ces coincidences et incohérences. Les dessous de cette affaire sont ensevelies dans la tombe de Nick Berg
lundi 26 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
Presse et opinions, un leurre
C'est une question avec laquelle se débattent toutes les rédactions face à l'émergence des réseaux sociaux : quelle liberté d'expression leurs journalistes peuvent-ils avoir sur leurs comptes personnels ? Octavia Nasr, journaliste à CNN, vient d'en éprouver les limites : elle a été limogée après avoir exprimé sur son compte Twitter du « respect » pour le chef spirituel décédé du Hezbollah libanais, Cheikh Mohammad Fadlallah.
A l'annonce, le 4 juillet, de la mort du leader du mouvement islamiste chiite du Liban, considéré aux Etats-Unis et en Europe comme un mouvement terroriste, Octavia Nasr avait écrit sur le site de micro-blogging Twitter :
« Triste d'apprendre la disparition de Mohammad Fadlallah. Un des géant du Hezbollah pour lequel j'avais un grand respect ».
Cette prise de position de la journaliste de CNN a fait scandale, et a fait le tour du Web bien qu'elle n'ait « que » quelque 7 000 à 8 000 « followers », c'est-à-dire de personnes inscrites pour suivre ses « tweets ». La journaliste, elle-même d'origine chrétienne libanaise, s'est vue accuser de partialité dans le conflit du Proche-Orient, et de pencher en faveur d'un mouvement considéré comme pro-iranien et viscéralement anti-israélien.
Journaliste à CNN depuis deux décennies et « senior editor » (rédactrice en chef) chargée du Moyen-Orient, Octavia Nasr a regretté mercredi sur son blog et sur Twitter avoir exprimé cette position et surtout de la manière dont elle l'a fait, connaissant parfaitement le poids des mots dans cette région.
« Une erreur de jugement »
Elle s'explique sur son « respect » pour Fadlallah, rappelant qu'elle l'avait interviewé pour la première fois en 1990, et qu'elle lui reconnaissait une ouverture d'esprit sur les questions liées au statut de la femme dans une société musulmane
Son limogeage est intervenu avec une étonnante rapidité, à la mesure des dégâts d'image pour CNN d'avoir une de ses journalistes soupçonnée d'être pro-Hezbollah. Il est vrai que son compte était intitulé « OctavianasrCNN », et impliquait donc la chaîne d'info continue.
C'est aussi une leçon sur l'impact de ces tout petits messages à 140 caractères maximum qui sont diffusés sur Twitter, mais qui peuvent faire le tour du monde et avoir un puissant impact.
Comment gérer le « personal branding » ?
Depuis l'émergence de Twitter, les médias se posent la question du « personal branding », c'est-à-dire de la montée en puissance de la notoriété individuelle des journalistes actifs sur les réseaux sociaux, à côté, en plus ou même parfois à la place du titre pour lequel ils travaillent.
Les attitudes diffèrent. Le Washington Post a ainsi interdit l'an dernier à ses journalistes de disposer de comptes personnels en soulignant qu'ils risquaient de mettre en cause la « ligne » du journal. D'autres laissent une entière liberté à leurs journalistes tout en leur rappelant qu'ils incarnent aussi leur titre.
A Rue89, il existe un compte Twitter « officiel », tout comme une page Facebook du site, mais aussi des comptes personnels de la plupart des journalistes, qu'ils gèrent comme ils l'entendent.
L'affaire d'Olivia Nasr risque de devenir un cas d'école pour tous ceux qui veulent définir leur politique vis-à-vis des réseaux sociaux et de la place majeure qu'ils prennent dans la circulation de l'information.
A l'annonce, le 4 juillet, de la mort du leader du mouvement islamiste chiite du Liban, considéré aux Etats-Unis et en Europe comme un mouvement terroriste, Octavia Nasr avait écrit sur le site de micro-blogging Twitter :
« Triste d'apprendre la disparition de Mohammad Fadlallah. Un des géant du Hezbollah pour lequel j'avais un grand respect ».
Cette prise de position de la journaliste de CNN a fait scandale, et a fait le tour du Web bien qu'elle n'ait « que » quelque 7 000 à 8 000 « followers », c'est-à-dire de personnes inscrites pour suivre ses « tweets ». La journaliste, elle-même d'origine chrétienne libanaise, s'est vue accuser de partialité dans le conflit du Proche-Orient, et de pencher en faveur d'un mouvement considéré comme pro-iranien et viscéralement anti-israélien.
Journaliste à CNN depuis deux décennies et « senior editor » (rédactrice en chef) chargée du Moyen-Orient, Octavia Nasr a regretté mercredi sur son blog et sur Twitter avoir exprimé cette position et surtout de la manière dont elle l'a fait, connaissant parfaitement le poids des mots dans cette région.
« Une erreur de jugement »
Elle s'explique sur son « respect » pour Fadlallah, rappelant qu'elle l'avait interviewé pour la première fois en 1990, et qu'elle lui reconnaissait une ouverture d'esprit sur les questions liées au statut de la femme dans une société musulmane
Son limogeage est intervenu avec une étonnante rapidité, à la mesure des dégâts d'image pour CNN d'avoir une de ses journalistes soupçonnée d'être pro-Hezbollah. Il est vrai que son compte était intitulé « OctavianasrCNN », et impliquait donc la chaîne d'info continue.
C'est aussi une leçon sur l'impact de ces tout petits messages à 140 caractères maximum qui sont diffusés sur Twitter, mais qui peuvent faire le tour du monde et avoir un puissant impact.
Comment gérer le « personal branding » ?
Depuis l'émergence de Twitter, les médias se posent la question du « personal branding », c'est-à-dire de la montée en puissance de la notoriété individuelle des journalistes actifs sur les réseaux sociaux, à côté, en plus ou même parfois à la place du titre pour lequel ils travaillent.
Les attitudes diffèrent. Le Washington Post a ainsi interdit l'an dernier à ses journalistes de disposer de comptes personnels en soulignant qu'ils risquaient de mettre en cause la « ligne » du journal. D'autres laissent une entière liberté à leurs journalistes tout en leur rappelant qu'ils incarnent aussi leur titre.
A Rue89, il existe un compte Twitter « officiel », tout comme une page Facebook du site, mais aussi des comptes personnels de la plupart des journalistes, qu'ils gèrent comme ils l'entendent.
L'affaire d'Olivia Nasr risque de devenir un cas d'école pour tous ceux qui veulent définir leur politique vis-à-vis des réseaux sociaux et de la place majeure qu'ils prennent dans la circulation de l'information.
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