Le 25 février 1994, un medecin qui refusa pendant toute sa carriére de soigner des non juifs, penetra dans la mosquée du tombeau des patriarches a El Khalil (Hebron) et massacra 29 palestiniens en plein priére, c'était le mois sacré du ramadhan, bilan: 29 morts Une manifestation faisant suite à ce massacre, empira le bilan : 26 palestiniens furent tués.
Sur la tombe de B.G on peut lire:
ci gît un saint, Dr. Baruch Kappel Goldstein, bénie soit la mémoire d'un homme juste et saint, que Dieu venge son sang, à celui qui dévoua son âme aux juifs, au judaïsme et au pays juif. Ses mains sont innocentes et son cœur est pur. Il fut tué en martyr de Dieu le 14 Adar, jour de Pourim de l'an 5754...
vendredi 26 février 2010
mardi 23 février 2010
A propos des états soutenant le "terrorisme"
Après des années de traque, l'Iran est parvenu à arrêter mardi 23 février Abdolmalek Righi, chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, accusé par Téhéran d'avoir organisé de nombreux attentats meurtriers dans le pays avec le soutien du Pakistan et des Etats-Unis. L'homme recherché par les autorités iraniennes a été interpellé après l'interception mardi matin par l'Iran d'un avion qui l'ammenait de Dubaï vers le Kirghizstan, a indiqué le ministre des renseignements, Heydar Moslehi, aux médias iraniens lors d'une conférence de presse.
Cette arrestation spectaculaire est le résultat d'une "opération de renseignements de 5 mois" menée par l'Iran "sans la moindre aide d'autres pays", a affirmé le ministre. Selon lui, Abdolmalek Righi voyageait sous une fausse identité avec un passeport afghan "fourni par les Etats-Unis" et se trouvait sur "une base américaine en Afghanistan 24 heures avant son arrestation", montrant des photos prises selon lui "par des agents iraniens à l'intérieur de cette base" qu'il n'a pas identifiée. Il aurait également "rencontré des responsables militaires de l'OTAN en Afghanistan en avril 2008", et "voyagé dans des pays européens".
RÉBELLION ET TRAFIC DE DROGUE
Les rebelles du Joundallah (Armée de Dieu) sont des sunnites appartenant à l'ethnie balouche, qui représente une importante part de la population du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan. Cette province du sud-est de l'Iran est depuis toujours l'une des moins sûres du pays en raison de l'action des rebelles mais aussi du trafic de drogue en provenance de l'Afghanistan et de nombreuses activités de contrebande.
Le Joundallah, également aussi le Mouvement de la résistance du peuple iranien, a été créé en 2000 et affirme lutter pour les droits de la minorité sunnite en Iran, où 90 % de la population est d'obédience musulmane chiite, et contre la "discrimination à l'égard du peuple balouche". Il compterait un millier de membres organisés en petits groupes armés, selon les experts.
Selon les autorités iraniennes, ses membres sont responsables de nombreux attentats meurtriers. Le Joundallah a notamment été accusé d'avoir perpétré l'attentat-suicide qui a tué en octobre 42 personnes dont plusieurs officiers des Gardiens de la Révolution à Pishin, dans la province du Sistan-Balouchistan. Le Joundallah a également revendiqué un attentat à la bombe qui a fait plus de 20 morts et une cinquantaine de blessés en mai 2009 dans une mosquée chiite de Zahedan, capitale de cette province.
L'IRAN ACCUSE LE PAKISTAN DE SOUTENIR LA RÉBELLION
Téhéran accuse le mouvement sunnite d'être soutenu par les services de renseignement pakistanais, américain et britannique dans le but d'entretenir l'insécurité dans les régions iraniennes frontalières du Pakistan. Le commandant des Pasdaran avait mis en cause le Pakistan après l'attentat de Pishin, affirmant avoir la "preuve" que le Joundallah bénéficiait d'un soutien d'Islamabad lui permettant notamment d'opérer depuis le territoire pakistanais. Islamabad toutefois avait nié que les membres de Joundallah aient lancé l'attaque depuis son territoire.
Le fait que Abdolmalek Righi venait de Dubaï "montre que le régime sioniste, utilisant les Etats-Unis et l'Europe, cherche a transformer la région en un havre pour les terroristes", a déclaré le ministre du renseignement. "Nous avertissons les services de renseignement américain et britannique qu'ils doivent cesser de soutenir des terroristes", a ajouté le ministre. Righi "était soutenu par les Etats-Unis et avait des liens avec eux. C'est une honte de plus pour les pays qui prétendent défendre les droits de l'homme", a estimé de son côté mardi le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.
"Ce sont évidemment des accusations totalement mensongères", a déclaré un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat. L'Iran détient déjà un frère d'Abdolmalek Righi, Abdolhamid, qui a été condamné à mort et attend son exécution
Cette arrestation spectaculaire est le résultat d'une "opération de renseignements de 5 mois" menée par l'Iran "sans la moindre aide d'autres pays", a affirmé le ministre. Selon lui, Abdolmalek Righi voyageait sous une fausse identité avec un passeport afghan "fourni par les Etats-Unis" et se trouvait sur "une base américaine en Afghanistan 24 heures avant son arrestation", montrant des photos prises selon lui "par des agents iraniens à l'intérieur de cette base" qu'il n'a pas identifiée. Il aurait également "rencontré des responsables militaires de l'OTAN en Afghanistan en avril 2008", et "voyagé dans des pays européens".
RÉBELLION ET TRAFIC DE DROGUE
Les rebelles du Joundallah (Armée de Dieu) sont des sunnites appartenant à l'ethnie balouche, qui représente une importante part de la population du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan. Cette province du sud-est de l'Iran est depuis toujours l'une des moins sûres du pays en raison de l'action des rebelles mais aussi du trafic de drogue en provenance de l'Afghanistan et de nombreuses activités de contrebande.
Le Joundallah, également aussi le Mouvement de la résistance du peuple iranien, a été créé en 2000 et affirme lutter pour les droits de la minorité sunnite en Iran, où 90 % de la population est d'obédience musulmane chiite, et contre la "discrimination à l'égard du peuple balouche". Il compterait un millier de membres organisés en petits groupes armés, selon les experts.
Selon les autorités iraniennes, ses membres sont responsables de nombreux attentats meurtriers. Le Joundallah a notamment été accusé d'avoir perpétré l'attentat-suicide qui a tué en octobre 42 personnes dont plusieurs officiers des Gardiens de la Révolution à Pishin, dans la province du Sistan-Balouchistan. Le Joundallah a également revendiqué un attentat à la bombe qui a fait plus de 20 morts et une cinquantaine de blessés en mai 2009 dans une mosquée chiite de Zahedan, capitale de cette province.
L'IRAN ACCUSE LE PAKISTAN DE SOUTENIR LA RÉBELLION
Téhéran accuse le mouvement sunnite d'être soutenu par les services de renseignement pakistanais, américain et britannique dans le but d'entretenir l'insécurité dans les régions iraniennes frontalières du Pakistan. Le commandant des Pasdaran avait mis en cause le Pakistan après l'attentat de Pishin, affirmant avoir la "preuve" que le Joundallah bénéficiait d'un soutien d'Islamabad lui permettant notamment d'opérer depuis le territoire pakistanais. Islamabad toutefois avait nié que les membres de Joundallah aient lancé l'attaque depuis son territoire.
Le fait que Abdolmalek Righi venait de Dubaï "montre que le régime sioniste, utilisant les Etats-Unis et l'Europe, cherche a transformer la région en un havre pour les terroristes", a déclaré le ministre du renseignement. "Nous avertissons les services de renseignement américain et britannique qu'ils doivent cesser de soutenir des terroristes", a ajouté le ministre. Righi "était soutenu par les Etats-Unis et avait des liens avec eux. C'est une honte de plus pour les pays qui prétendent défendre les droits de l'homme", a estimé de son côté mardi le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.
"Ce sont évidemment des accusations totalement mensongères", a déclaré un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat. L'Iran détient déjà un frère d'Abdolmalek Righi, Abdolhamid, qui a été condamné à mort et attend son exécution
Aveux d'une terroriste en directe
Tzipi Livni, a défendu, mardi 23/02/2010 , l'élimination de "terroristes" à l'heure où le Mossad est soupçonné d'avoir assassiné un cadre de la branche armée du mouvement palestinien Hamas à Dubaï. "Je n'attends pas du monde entier qu'il applaudisse quand des terroristes sont tués, mais du moins qu'il s'abstienne de critiquer" de telles actions, a déclaré la dirigeante du parti Kadima lors d'une réunion à El Quods occupée. "Il est immoral de comparer les terroristes et ceux qui luttent contre eux", a estimé Livni, 51 ans, qui avait été pendant quatre ans un agent du Mossad, basée un temps à Paris. Elle a quitté ce service quand elle s'est mariée en précisant qu'elle "ne pouvait plus vivre ce genre de vie...no comment
vendredi 12 février 2010
Crimes en Directe
Exécutions sommaires au nord du Nigeria
Des exécutions extrajudiciaires punies par les lois universelles se perpétuent dans ce pays.
Des policiers et des militaires tirent sur des personnes étalées par terre. Des hommes et des femmes qui baignent dans leur sang. Des cadavres mutilés. Les images, diffusées en exclusivité mardi soir par la chaîne qatarie Al Jazeera, sont choquantes. Elles révèlent l’ampleur du drame au nord du Nigeria. A première vue, la plupart des victimes sont des civils. Cela porte un nom : des exécutions extrajudiciaires punies par les lois universelles. Selon Al Jazeera, les images remontent à l’été 2009. A cette date, des affrontements ont eu lieu entre les forces gouvernementales et les activistes islamistes du mouvement Boko Haram à Maiduguri dans l’Etat de Borno (le nord du Nigeria est à majorité musulman). Officiellement, ces accrochages avaient provoqué la mort de 700 personnes. Mais personne à l’époque ne s’était interrogé pourquoi le nombre des victimes était aussi élevé après quatre jours d’affrontements seulement.
Il n’y a donc pas un début d’explication. Les exécutions sommaires se seraient poursuivies après l’irruption violente de Boko Haram dans les Etats de Bauchi, de Kano et de Yobe et auraient fait presque 1 000 morts. « Les forces de police et de l’armée sont allées chercher les personnes dans leurs maisons pour les tuer après en pleine rue », a précisé Al Jazeera. Les images vidéo montraient clairement un officier crier : « Visez la tête. » D’autres voix lançaient : « Pas de pitié, pas de pitié. » La famille de Baba Fugu Mohammed, un chef de tribu connu dans la région, a confirmé son exécution par la police. Il était le beau-père de Mohammed Yusuf, chef de Boko Haram, lui et son lieutenant Abubakar Shekau, ont été tués dans des conditions troubles.
Le président Umaru Yar’Adua a promis que les opérations menées par les forces armées, l’été 2009, devaient entraîner « la chute définitive » du mouvement extrémiste. Aster Van Kregten, qui s’occupe du Nigeria à Amnesty International, ONG de défense de droits humains, a déclaré que les exécutions extrajudiciaires se sont généralisées dans ce pays. Elles n’ont été suivies d’aucune enquête. Situation qui ressemble à celle de beaucoup d’autres pays africains. Boko Haram, qui signifie en haoussa « l’éducation occidentale est illicite » et qui porte également le surnom « médiatique » de « talibans » du Nigeria, revendique un islam radical. Il a été particulièrement agressif à l’égard des musulmans qui ne partagent pas ses thèses et à l’égard des chrétiens.
Cependant, Boko Haram, qui est dirigé par un certain Sanni Umaru, ne s’attaque pas aux intérêts occidentaux. Le Nigeria, qui est le pays le plus peuplé d’Afrique avec 150 millions d’habitants et qui est le huitième exportateur mondial de pétrole, n’a jamais connu de véritable stabilité depuis la terrible guerre du Biafra en 1967 qui a fait au moins deux millions de morts. Cette vulnérabilité est liée, entre autres, à la rivalité entre les trois principales ethnies : les Haoussas, les Yorubas et les Ibos. La grande corruption (l’ex-président Sani Abacha a détourné vers les banques suisses plus de 700 millions de dollars) qui sévit dans le pays a compliqué davantage la situation. Autant que les coups d’Etat à répétition depuis 1966. Mais il n’y pas que cela. Deuxième en Afrique en termes de PIB après l’Afrique du Sud, le Nigeria a une façade maritime sur le Golfe de Guinée, là où dorment les principales réserves du brut au monde.
La déstabilisation du pays peut donc servir des intérêts qui ne sont pas forcément en Afrique. Ces derniers temps, le Nigeria connaît une grave vacance de pouvoir après l’hospitalisation en novembre 2009 du président Umar Yar’Adua en Arabie Saoudite pour une pathologie cardiaque. Le vice-président, Goodluck Jonathan, 52 ans, assure l’intérim. La transition risque d’être dangereuse avec la détérioration du climat sécuritaire dans le delta du Niger. Malgré sa maladie, Umar Yar’Adua n’a pas lâché le pouvoir, laissant le pays fonctionner au ralenti. C’est également cela le drame du Nigeria, l’Afrique avec...
Ou est Akampo et "sa" Justice internationale???
Des exécutions extrajudiciaires punies par les lois universelles se perpétuent dans ce pays.
Des policiers et des militaires tirent sur des personnes étalées par terre. Des hommes et des femmes qui baignent dans leur sang. Des cadavres mutilés. Les images, diffusées en exclusivité mardi soir par la chaîne qatarie Al Jazeera, sont choquantes. Elles révèlent l’ampleur du drame au nord du Nigeria. A première vue, la plupart des victimes sont des civils. Cela porte un nom : des exécutions extrajudiciaires punies par les lois universelles. Selon Al Jazeera, les images remontent à l’été 2009. A cette date, des affrontements ont eu lieu entre les forces gouvernementales et les activistes islamistes du mouvement Boko Haram à Maiduguri dans l’Etat de Borno (le nord du Nigeria est à majorité musulman). Officiellement, ces accrochages avaient provoqué la mort de 700 personnes. Mais personne à l’époque ne s’était interrogé pourquoi le nombre des victimes était aussi élevé après quatre jours d’affrontements seulement.
Il n’y a donc pas un début d’explication. Les exécutions sommaires se seraient poursuivies après l’irruption violente de Boko Haram dans les Etats de Bauchi, de Kano et de Yobe et auraient fait presque 1 000 morts. « Les forces de police et de l’armée sont allées chercher les personnes dans leurs maisons pour les tuer après en pleine rue », a précisé Al Jazeera. Les images vidéo montraient clairement un officier crier : « Visez la tête. » D’autres voix lançaient : « Pas de pitié, pas de pitié. » La famille de Baba Fugu Mohammed, un chef de tribu connu dans la région, a confirmé son exécution par la police. Il était le beau-père de Mohammed Yusuf, chef de Boko Haram, lui et son lieutenant Abubakar Shekau, ont été tués dans des conditions troubles.
Le président Umaru Yar’Adua a promis que les opérations menées par les forces armées, l’été 2009, devaient entraîner « la chute définitive » du mouvement extrémiste. Aster Van Kregten, qui s’occupe du Nigeria à Amnesty International, ONG de défense de droits humains, a déclaré que les exécutions extrajudiciaires se sont généralisées dans ce pays. Elles n’ont été suivies d’aucune enquête. Situation qui ressemble à celle de beaucoup d’autres pays africains. Boko Haram, qui signifie en haoussa « l’éducation occidentale est illicite » et qui porte également le surnom « médiatique » de « talibans » du Nigeria, revendique un islam radical. Il a été particulièrement agressif à l’égard des musulmans qui ne partagent pas ses thèses et à l’égard des chrétiens.
Cependant, Boko Haram, qui est dirigé par un certain Sanni Umaru, ne s’attaque pas aux intérêts occidentaux. Le Nigeria, qui est le pays le plus peuplé d’Afrique avec 150 millions d’habitants et qui est le huitième exportateur mondial de pétrole, n’a jamais connu de véritable stabilité depuis la terrible guerre du Biafra en 1967 qui a fait au moins deux millions de morts. Cette vulnérabilité est liée, entre autres, à la rivalité entre les trois principales ethnies : les Haoussas, les Yorubas et les Ibos. La grande corruption (l’ex-président Sani Abacha a détourné vers les banques suisses plus de 700 millions de dollars) qui sévit dans le pays a compliqué davantage la situation. Autant que les coups d’Etat à répétition depuis 1966. Mais il n’y pas que cela. Deuxième en Afrique en termes de PIB après l’Afrique du Sud, le Nigeria a une façade maritime sur le Golfe de Guinée, là où dorment les principales réserves du brut au monde.
La déstabilisation du pays peut donc servir des intérêts qui ne sont pas forcément en Afrique. Ces derniers temps, le Nigeria connaît une grave vacance de pouvoir après l’hospitalisation en novembre 2009 du président Umar Yar’Adua en Arabie Saoudite pour une pathologie cardiaque. Le vice-président, Goodluck Jonathan, 52 ans, assure l’intérim. La transition risque d’être dangereuse avec la détérioration du climat sécuritaire dans le delta du Niger. Malgré sa maladie, Umar Yar’Adua n’a pas lâché le pouvoir, laissant le pays fonctionner au ralenti. C’est également cela le drame du Nigeria, l’Afrique avec...
Ou est Akampo et "sa" Justice internationale???
jeudi 11 février 2010
Irak; Hitoire d'une Agression gratuite
Les attentats du 11-Septembre ont provoqué l'invasion américaine de l'Afghanistan, dont le régime taliban abritait al-Qaida. C'est logique. Puis ils ont provoqué une invasion américaine de l'Irak. Ce qui n'est pas logique. L'administration Bush prétendait que l'Irak de Saddam Hussein entretenait des liens étroits avec al-Qaida. Elle se basait sur:
a) des allégations avancées par Laurie Mylroie, chercheur de l'American Enterprise Institute, discréditées ultérieurement;
b) la confession d'un prisonnier d'al-Qaida, menacé de tortures par les autorités égyptiennes, qui s'est rétracté ensuite;
c) un faux rapport des services de renseignements tchèques au sujet d'une réunion à Prague entre le principal pirate de l'air du 11-Septembre, Mohammed Atta, et un agent des renseignements irakien ;
d) la plainte fantaisiste du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld lors d'une réunion le 12 septembre 2001 à la Maison-Blanche «qu'il n'y a aucune bonne cible en Afghanistan, alors qu'il y a plein de bonnes cibles en Irak»;
et, enfin:
e) certains problèmes œdipiens du président George W. Bush.
Frustration
Le soi-disant lien terroriste contredisait catégoriquement les découvertes des agences de renseignement, ce qui fut largement connu du public avant que les bombardements ne débutent en Irak. Pour l'administration Bush, l'absence de preuve crédible liant l'Irak et al-Qaida était profondément frustrante, surtout après que l'autre principale justification de la guerre -la présence d'armes biologiques, chimiques et éventuellement nucléaires en Irak-avait été réfutée.
Et puis, une chose merveilleuse s'est produite : le lien avec al-Qaida est devenu réel. Après l'invasion américaine, l'Irak s'est soudain mis à grouiller de terroristes dévoués à al-Qaida. Certes, c'était une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement irakien naissant et pour l'armée américaine, qui furent tous deux la cible d'attaques violentes alors qu'ils tentaient d'imposer l'ordre. Mais cela a permis au président Bush de claironner, en effet: vous voyez? Je vous avais bien dit que la guerre en Irak s'inscrivait dans la lutte contre le terrorisme! C'est ainsi qu'est née la théorie du papier tue-mouches.
La théorie du papier tue-mouches affirme qu'al-Qaida n'attaque pas les Etats-Unis parce qu'il est trop occupé à attaquer les Américains en Irak. Bien qu'on la prenne souvent à tort pour une stratégie, il s'agit, en réalité, d'une justification qui vient après coup (si la Maison-Blanche sous Bush s'était attendue à ce qu'al-Qaida essaime en Irak, elle n'aurait pas prédit avant l'invasion que les soldats américains seraient accueillis «comme des libérateurs, et non comme des conquérants.») Le lieutenant général Ricardo Sanchez, qui commandait à l'époque l'armée américaine en Irak, est peut-être le premier à avoir exprimé clairement cette théorie en 2003, lors d'une interview menée par Wolf Blitzer, de CNN:
«C'est ce que j'appellerais un aimant à terroristes, où l'Amérique, par sa présence ici en Irak, crée une cible par la force des choses, si vous voulez. Mais c'est exactement ainsi que nous voulons les affronter. Nous voulons les combattre ici. Nous nous sommes préparés à leur faire face, et cela permettra au peuple américain d'éviter de subir leurs attaques aux Etats-Unis» (les italiques sont de moi).
Le président Bush l'a reformulé lors d'un discours à la nation en juillet 2005:
«L'Irak est le dernier champ de bataille de cette guerre. De nombreux terroristes qui tuent des hommes, des femmes et des enfants innocents dans les rues de Bagdad sont des adeptes de la même idéologie meurtrière qui a ôté la vie à nos concitoyens de New York, de Washington et de Pennsylvanie. Il n'y a qu'une seule manière de les contrer : les vaincre à l'étranger avant qu'ils ne nous attaquent chez nous» (les italiques sont de moi).
Terrain d'entraînement
Une réflexion responsable sur la théorie du papier tue-mouches nécessite quelques avertissements. D'abord, ni tous les insurgés, ni même la majorité qui combattent les soldats américains en Irak ne sont des étrangers: en 2005, le Washington Post estimait qu'ils représentaient entre 4 et 10% du total. Même al-Qaida en Irak, le groupe auquel la théorie du papier tue-mouches semble le mieux s'appliquer, est formé principalement d'Irakiens, et il s'agit d'avantage d'une franchise d'al-Qaida que d'une filiale. Il faut savoir aussi que la Central Intelligence Agency (CIA) a conclu dès 2005 que pour les extrémistes islamistes, l'Irak était au moins autant un terrain d'entraînement qu'un piège à mouches. Le nombre de djihadistes anti-occidentaux créés par la guerre en Irak dépasse probablement le nombre de ceux qui ont été tués pendant la guerre en Irak.
Pour ce qui nous intéresse, cependant, il faut surtout garder en mémoire que la théorie du papier tue-mouches est devenue au mieux une explication historique, mais n'est pas un guide de la réalité actuelle. Les combats ont considérablement diminué en Irak aujourd'hui, et al-Qaida en Irak bat de l'aile au moins depuis 2007. Le fondateur du groupe, Abou Moussab al-Zarkaoui, a été tué lors d'une attaque aérienne en juin 2006, et au mois de mai son successeur, Abou Ayoub al-Masri, a subi l'humiliation de voir la mise à prix de sa tête passer de 5 millions à 100.000 dollars. L'Irak n'est plus la diversion djihadiste d'antan, et n'a probablement jamais été celle qu'on a bien voulu le faire croire.
C'est une bonne nouvelle pour l'Irak, mais pas tant pour les Américains qui s'inquiètent d'une éventuelle suite aux attentats du 11-Septembre. Quelle qu'ait été la mesure dans laquelle al-Qaida et ses membres ont été distraits par la guerre en Irak, aujourd'hui elle ne les distrait plus. Qu'est-il advenu de tous ces djihadistes entraînés? Sont-ils en train de réorienter leurs efforts vers un complot visant les Etats-Unis? Nous l'ignorons. La théorie du papier tue-mouches gagne sa place dans le spectre des inquiétudes, non à cause de ce qu'elle permet d'expliquer mais par les nombreux impondérables qu'elle n'explique justement pas.
Timothy Noah
a) des allégations avancées par Laurie Mylroie, chercheur de l'American Enterprise Institute, discréditées ultérieurement;
b) la confession d'un prisonnier d'al-Qaida, menacé de tortures par les autorités égyptiennes, qui s'est rétracté ensuite;
c) un faux rapport des services de renseignements tchèques au sujet d'une réunion à Prague entre le principal pirate de l'air du 11-Septembre, Mohammed Atta, et un agent des renseignements irakien ;
d) la plainte fantaisiste du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld lors d'une réunion le 12 septembre 2001 à la Maison-Blanche «qu'il n'y a aucune bonne cible en Afghanistan, alors qu'il y a plein de bonnes cibles en Irak»;
et, enfin:
e) certains problèmes œdipiens du président George W. Bush.
Frustration
Le soi-disant lien terroriste contredisait catégoriquement les découvertes des agences de renseignement, ce qui fut largement connu du public avant que les bombardements ne débutent en Irak. Pour l'administration Bush, l'absence de preuve crédible liant l'Irak et al-Qaida était profondément frustrante, surtout après que l'autre principale justification de la guerre -la présence d'armes biologiques, chimiques et éventuellement nucléaires en Irak-avait été réfutée.
Et puis, une chose merveilleuse s'est produite : le lien avec al-Qaida est devenu réel. Après l'invasion américaine, l'Irak s'est soudain mis à grouiller de terroristes dévoués à al-Qaida. Certes, c'était une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement irakien naissant et pour l'armée américaine, qui furent tous deux la cible d'attaques violentes alors qu'ils tentaient d'imposer l'ordre. Mais cela a permis au président Bush de claironner, en effet: vous voyez? Je vous avais bien dit que la guerre en Irak s'inscrivait dans la lutte contre le terrorisme! C'est ainsi qu'est née la théorie du papier tue-mouches.
La théorie du papier tue-mouches affirme qu'al-Qaida n'attaque pas les Etats-Unis parce qu'il est trop occupé à attaquer les Américains en Irak. Bien qu'on la prenne souvent à tort pour une stratégie, il s'agit, en réalité, d'une justification qui vient après coup (si la Maison-Blanche sous Bush s'était attendue à ce qu'al-Qaida essaime en Irak, elle n'aurait pas prédit avant l'invasion que les soldats américains seraient accueillis «comme des libérateurs, et non comme des conquérants.») Le lieutenant général Ricardo Sanchez, qui commandait à l'époque l'armée américaine en Irak, est peut-être le premier à avoir exprimé clairement cette théorie en 2003, lors d'une interview menée par Wolf Blitzer, de CNN:
«C'est ce que j'appellerais un aimant à terroristes, où l'Amérique, par sa présence ici en Irak, crée une cible par la force des choses, si vous voulez. Mais c'est exactement ainsi que nous voulons les affronter. Nous voulons les combattre ici. Nous nous sommes préparés à leur faire face, et cela permettra au peuple américain d'éviter de subir leurs attaques aux Etats-Unis» (les italiques sont de moi).
Le président Bush l'a reformulé lors d'un discours à la nation en juillet 2005:
«L'Irak est le dernier champ de bataille de cette guerre. De nombreux terroristes qui tuent des hommes, des femmes et des enfants innocents dans les rues de Bagdad sont des adeptes de la même idéologie meurtrière qui a ôté la vie à nos concitoyens de New York, de Washington et de Pennsylvanie. Il n'y a qu'une seule manière de les contrer : les vaincre à l'étranger avant qu'ils ne nous attaquent chez nous» (les italiques sont de moi).
Terrain d'entraînement
Une réflexion responsable sur la théorie du papier tue-mouches nécessite quelques avertissements. D'abord, ni tous les insurgés, ni même la majorité qui combattent les soldats américains en Irak ne sont des étrangers: en 2005, le Washington Post estimait qu'ils représentaient entre 4 et 10% du total. Même al-Qaida en Irak, le groupe auquel la théorie du papier tue-mouches semble le mieux s'appliquer, est formé principalement d'Irakiens, et il s'agit d'avantage d'une franchise d'al-Qaida que d'une filiale. Il faut savoir aussi que la Central Intelligence Agency (CIA) a conclu dès 2005 que pour les extrémistes islamistes, l'Irak était au moins autant un terrain d'entraînement qu'un piège à mouches. Le nombre de djihadistes anti-occidentaux créés par la guerre en Irak dépasse probablement le nombre de ceux qui ont été tués pendant la guerre en Irak.
Pour ce qui nous intéresse, cependant, il faut surtout garder en mémoire que la théorie du papier tue-mouches est devenue au mieux une explication historique, mais n'est pas un guide de la réalité actuelle. Les combats ont considérablement diminué en Irak aujourd'hui, et al-Qaida en Irak bat de l'aile au moins depuis 2007. Le fondateur du groupe, Abou Moussab al-Zarkaoui, a été tué lors d'une attaque aérienne en juin 2006, et au mois de mai son successeur, Abou Ayoub al-Masri, a subi l'humiliation de voir la mise à prix de sa tête passer de 5 millions à 100.000 dollars. L'Irak n'est plus la diversion djihadiste d'antan, et n'a probablement jamais été celle qu'on a bien voulu le faire croire.
C'est une bonne nouvelle pour l'Irak, mais pas tant pour les Américains qui s'inquiètent d'une éventuelle suite aux attentats du 11-Septembre. Quelle qu'ait été la mesure dans laquelle al-Qaida et ses membres ont été distraits par la guerre en Irak, aujourd'hui elle ne les distrait plus. Qu'est-il advenu de tous ces djihadistes entraînés? Sont-ils en train de réorienter leurs efforts vers un complot visant les Etats-Unis? Nous l'ignorons. La théorie du papier tue-mouches gagne sa place dans le spectre des inquiétudes, non à cause de ce qu'elle permet d'expliquer mais par les nombreux impondérables qu'elle n'explique justement pas.
Timothy Noah
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