vendredi 29 juillet 2011

Fausse divinité...

"Vous n'allez pas écrire que le roi aime le risotto ?", supplie le cuisinier du restaurant italien d'un grand hôtel de Marrakech, éperdu d'avoir laissé échapper ce secret défense devant une journaliste. Et cet habitué du palais qui regrette d'en avoir trop dit : dans un moment d'exaltation, il vient en effet de louer la bonté de Mohammed VI, qui fait la lecture tous les jours à un ami malade. Mais surtout, qu'on ne le cite pas : "Sa Majesté pourrait me soupçonner de flagornerie..." A l'heure où les faits et gestes de la plupart des têtes couronnées sont aussi médiatisés que ceux des stars de cinéma, il est interdit de parler du monarque marocain, même pour en dire du bien.

Dans son royaume, il est l'objet d'une étrange vénération

Qui est cet homme de 48 ans qui règne depuis près de douze ans sur le royaume chérifien ? Regard noir, cheveux ras, toujours l'ombre d'une barbe sur un visage impénétrable. Alors que le Maroc est à son tour gagné par la fièvre démocratique qui s'empare du monde arabe, il sera peut-être le seul dirigeant de la région à avoir su désamorcer la révolte à temps. En Occident, il incarne la modernité et l'ouverture. Mais, dans son royaume, il est l'objet d'une étrange vénération. "Faire un portrait du roi, vous n'y pensez pas '.C'est impossible. Le rencontrer ? Il serait plus facile de voir Dieu...", s'exclame un diplomate proche du palais. Le roi est le secret le mieux gardé du royaume. Le sujet tabou par excellence, l'une des dernières lignes blanches - avec la question du Sahara occidental - que la presse ne doit franchir sous aucun prétexte. Il y a deux ans, l'hebdomadaire "Tel Quel" a été interdit pour avoir osé évaluer le bilan du monarque. Le sondage montrait pourtant que 91% des Marocains le jugeaient positif ou très positif !

Pourquoi ce respect qui semble s'imposer à tous ?

Comme le Seigneur des Ténèbres dans "Harry Potter", Mohammed VI est celui dont on ose à peine prononcer le nom. Pourquoi tant de mystère ? Pourquoi ce respect qui semble s'imposer à tous ? Bien sûr, "le peuple l'aime". Le 1er juillet, les Marocains ont plébiscité par référendum son projet de révision constitutionnelle, avec un enthousiasme et un score (98%) qu'un Ben Ali ou un Kadhafi n'obtenaient qu'en bourrant les urnes et en achetant les voix. Mais cette popularité n'explique pas à elle seule la "sanctuarisation" de celui que l'on surnomme ici "M6". Le roi lui-même entend se protéger. Surtout, sa cour et la classe dirigeante marocaine travaillent de concert pour le soustraire aux curiosités. Plus encore aujourd'hui, en ces temps troubles de printemps arabe aux révoltes contagieuses, il faut gommer l'homme pour consolider le mythe.

Magique aux yeux de ses sujets

"Sous Hassan II, on avait peur du roi, aujourd'hui, on a peur pour lui", avaient coutume de dire les Marocains au début du règne de Mohammed VI. Désormais, face au pays qui gronde, l'élite marocaine a aussi peur pour ses privilèges et se retranche derrière la monarchie consensuelle, ses rites et ses fastes. La hiba, ce sentiment de crainte et de déférence qui faisait courber l'échine aux sujets de Hassan II, a rejailli sur son fils parce que le makhzen, l'"Etat" marocain, y trouve son compte. Il suffit pour s'en convaincre d'observer ces directeurs d'entreprise qui, recevant un coup de fil du palais, se dressent soudain au garde-à-vous alors que leur interlocuteur ne peut pas les voir... Dans ce pays où l'identité nationale s'est construite autour de la monarchie, M6 a beau avoir abdiqué son caractère sacré, il reste magique aux yeux de ses sujets. Après le résultat du référendum, malgré la chaleur de l'été, l'aristocratie respire. C'est la monarchie et la vénération qu'elle suscite chez les Marocains qui retarde l'heure des comptes.

M6 a toujours détesté parler en public

Voilà pourquoi, dès qu'on pose la question la plus anodine sur Sa Majesté, on vous regarde comme si vous aviez commis la pire des inconvenances. Il ne faut pas donner un "corps au roi". L'homme, pourtant, a une histoire, lourde et pleine de secrets. Il fallait le voir le 17 juin dernier. C'était le jour le plus important de son règne. Mais, comme souvent, il donnait l'impression de vouloir être ailleurs... Ce soir-là, vers 20 heures, le Commandeur des Croyants s'engage à limiter ses pouvoirs et à instaurer une monarchie parlementaire. Un discours historique. Mais le roi avale péniblement sa salive et se lance dans une récitation fastidieuse des articles de loi, les yeux rivés sur ses papiers. "Cher peuple, je m'adresse à toi pour renouveler notre pacte par une nouvelle Constitution..." M6 a toujours détesté parler en public. Son premier discours, il l'a prononcé en tremblant à l'âge de 7 ans devant des agriculteurs, sous le regard impitoyable de son père.

Ce trône démesuré se profilant derrière lui comme une menace

L'ombre d'Hassan II est toujours là, écrasante. Et chaque péroraison ravive le souvenir de ces moments solennels où l'effroi le disputait à l'ennui quand le petit Mohammed n'était que le figurant de son célèbre géniteur. En 1974, à 10 ans, il avait été chargé de le représenter à l'enterrement de Georges Pompidou. Un enfant habillé d'une djellaba blanche et coiffé d'un tarbouch grenat, l'air perdu sur les bancs de Notre-Dame. "J'avais l'impression d'être une petite virgule rouge dans la cathédrale...", dira plus tard Mohammed VI. Ce 17 juin 2011 aussi, devant les caméras qui filment ses promesses de "révolution tranquille", il a l'air au supplice. Engoncé dans un costume trop ajusté, flanqué pour symboliser la pérennité de la monarchie des deux héritiers du trône, son fils, le prince Moulay el-Hassan, et son frère, le prince Moulay Rachid, aussi raide que lui. Et puis il y a ce trône démesuré, rose et doré, qui se profile derrière lui, comme une menace. Avant d'y accéder, Mohammed VI a beaucoup enduré.

Convoqué à 5 h du matin par son père pour être sermonné

Son père Hassan II n'a jamais vu en Mohammed un fils, mais un successeur. Dès sa plus tendre enfance, il l'oblige à assister à toutes les audiences royales, tout en lui interdisant d'y prononcer un mot. Lorsque le prince a un accident de voiture à l'âge de 22 ans, il lâche : "L'inquiétude du roi a été supérieure à celle du père... Je voyais vingt années d'éducation, de formation complètement anéanties." Pour le former au métier de roi, Hassan II a appliqué les méthodes héritées de son père, Mohammed V. Contrôle serré des résultats scolaires, sélection sévère de ses camarades de classe - qui sont aujourd'hui devenus ses conseillers -, surveillance étouffante de ses loisirs... Mais Hassan II y a ajouté une dose de cruauté. Il convoque son fils à 5 heures du matin pour le sermonner, l'humilie publiquement. Sur les photos d'époque, on voit le jeune Mohammed, petit garçon tendre et rêveur, qui se tient craintif aux côtés de son père, avec ce rictus d'inconfort qui ne le quittera plus, comme s'il redoutait toujours de recevoir une correction. "Dans la société marocaine, Freud, nous ne connaissons pas, a dit un jour Hassan II dans une interview au "Figaro". On manipule ses enfants directement, même si ça fait mal à une jointure..."

Une violence qui a façonné le futur roi et son rapport au pouvoir

C'est cette violence, exercée par un père à la fois haï et admiré, qui a façonné le futur roi et son rapport au pouvoir. "Comme si Hassan II avait voulu faire payer à son fils le fait qu'un jour il allait lui succéder", explique un proche. La perversité du monarque est inépuisable. Ainsi il laisse entendre au prince héritier qu'il pourrait bien céder le trône à son cousin, le prince Moulay Hicham, un brillant jeune homme qu'il élève comme son fils depuis la mort de son père, et qui se montre passionné par cette chose publique qui assomme tant le petit Mohammed. Dans ces rivalités d'enfance vont naître les prémices d'une dissidence qui sera d'autant plus nocive pour le futur roi qu'elle vient du cercle le plus intime du palais. Plus tard, Moulay Hicham, qui appelle de ses voeux une réforme de la monarchie, ne ménagera pas ses critiques contre Mohammed VI. La presse, qu'il aime autant que son cousin la fuit, l'appellera "le prince rouge".

Sara Daniel – Le Nouvel Observateur

...Et déja ils s'entredechirent...

BENGHAZI, Libye (AP) — Des centaines de personnes ont participé vendredi à Benghazi aux funérailles du chef militaire des rebelles libyens, Abdel Fattah Younès, tué la veille dans des circonstances mystérieuses. Selon un rebelle, il aurait été tué par une faction de l'insurrection.

Des centaines de personnes ont marché derrière son cercueil, couvert du drapeau tricolore rebelle, en direction du cimetière de Benghazi. "Les martyrs sont aimés de Dieu", a scandé la foule. Lors du service funèbre, son neveu Mohammad al-Obaidi, a présenté Younès comme un martyr et un champion du soulèvement contre Moammar Kadhafi.

Un autre neveu, Hisham al-Obaidi, qui assistait aux obsèques, a raconté à l'Associated Press, que des hommes armés avaient tiré sur Younès, avant de lui trancher la gorge, de mettre le feu à son corps et de l'abandonner près de Benghazi, le fief de rebelles dans l'est de la Libye.

Younès a été tué alors qu'il avait quitté son quartier général, proche de la ligne de front dans l'est du pays, pour Benghazi, où il devait être interrogé.

Mohammed Agoury, un membre des forces spéciales sous le commandement de Younès, a accusé une faction rebelle de l'avoir tué. Il a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il était présent lorsque des membres de cette faction, la Brigade des martyrs du 17 février, sont arrivés dans son QG avant l'aube mercredi et l'ont emmené pour l'interroger.

Agoury précise avoir voulu l'accompagner, "mais Younès leur faisait confiance et est parti seul", a-t-il expliqué. "Ils nous ont trahis et l'ont tué."

La Brigade des martyrs du 17 février est composée de centaines de civils qui ont pris les armes pour rejoindre la rébellion. Ses hommes participent aux combats sur le front contre les troupes de Kadhafi, mais le groupe fait également office de force de sécurité intérieure officieuse de l'opposition.

Une partie de ses dirigeants sont issus du Groupe de combat islamique libyen (LIFG), qui a mené une campagne de violence contre le régime Kadhafi dans les années 1990. Selon Mohammed Agoury, la Brigade en voulait à Younès, car ce dernier, ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi, avait été impliqué dans la répression contre le LIFG.

Plus prudent, le chef du Conseil national de transition (CNT, organe politique de la rébellion) Mustafa Abdul-Jalil a attribué sa mort à des "hommes armés", précisant qu'un suspect avait été arrêté. Abdul-Jalil a précisé que Younès avait été "convoqué" à Benghazi pour être interrogé sur une "affaire militaire" et avait été tué avec deux de ses collaborateurs alors qu'il faisait route vers le fief rebelle.

Mais quelques heures avant l'annonce de sa mort, le porte-parole des rebelles Mohammed al-Rijali avait déclaré que Younès avait été emmené à Benghazi pour être interrogé sur des suspicions de liens entre sa famille et le régime de Kadhafi.

Ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi, Younès avait fait défection au début du soulèvement pour rejoindre les rebelles. Il suscitait des sentiments mitigés chez les insurgés, certains se méfiant de lui en raison de sa longue collaboration avec Kadhafi.

Sa mort suscite toutefois des craintes à Benghazi, où des coups de feu ont retenti tôt vendredi. Des habitants redoutent qu'elle n'affaiblisse les forces rebelles. Des querelles intestines entre rebelles pourraient également saper la crédibilité du CNT auprès des 32 pays, dont les Etats-Unis, qui l'ont reconnu il y a deux semaines comme le gouvernement légitime de la Libye.

Les Etats-Unis ont appelé vendredi l'opposition libyenne à rester unie face au régime de Kadhafi. Le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner a estimé à Washington qu'il était important que les rebelles "respectent leurs promesses et leur engagement en faveur de l'unité et de la représentation de l'ensemble du peuple libyen".

M. Toner a également déclaré que la mort de Younès constituait un défi supplémentaire pour le CNT, et a précisé que des diplomates américains présents dans la région de l'est-libyen sous contrôle rebelle tentaient de déterminer les circonstances du décès. AP

lma/v557/600/684

vendredi 8 juillet 2011

Ecoeurant Sarkosy...

Martine Aubry sort les griffes. La candidate à la primaire du PS ne supporte plus les rumeurs les plus folles circulant sur son époux, Jean-Louis Brochen, avocat spécialiste du droit social et du droit pénal. Depuis quelque temps, des sites internet soupçonnés proches du FN ou de groupuscules ultra-sionistes mènent une campagne de dénigrement et d'acharnement sur la Toile, taxant l'époux de la socialiste d'avocat «islamiste», «d'avocat des barbus» ou «d'avocat halal». Ils reprochent à Jean-Louis Brochen d'avoir été, entre autres, en 1993, l'avocat de jeunes filles portant le foulard islamique, à une époque où aucune loi ne réglementait encore le port de signes religieux à l'école. il a également défendu un lycéen menacé d'exclusion pour avoir porté la kippa.

En marge d'un déplacement à Turin, Martine Aubry a donc pris les devants. Elle et son mari sont déterminés à «ne plus jamais se laisser faire». La candidate socialiste a fait savoir qu'elle avait demandé aux détracteurs de son époux de retirer au plus vite leurs allégations. Faute de quoi, affirmant disposer de témoignages sur l'origine des rumeurs, «elle porterait plainte» contre ceux qui les ont initiées.

«Je ne crains pas une campagne vile»

D'ailleurs, la maire de Lille affirme connaître l'origine de tout ce brouhaha diffamatoire.

Martine Aubry fait clairement allusion à un écho paru dans L'Express, qui rapporte une petite phrase lancée par Nicolas Sarkozy en janvier 2010. Le chef de l'Etat aurait évoqué le couple Aubry/Brochen en ces termes : «Vous connaissez bien Carla et Nicolas, vous ne connaissez pas Martin et Martine». Pour Aubry, pas de doute, Sarkozy fait référence à une vieille légende du nord, selon laquelle « Martin est un musulman qui s'appelle Hakim et qui doit se marier avec Martine».

«Je ne crains pas une campagne vile, j'ai suffisamment eu d'attaques dans ma vie pour être blindée», prévient la candidate socialiste, qui agite sans le dire, le chiffon rouge d'une nouvelle théorie du complot.

Et si le TSL se penchait sur le cas Kana???

Pour rafraichir la mémoire a Fouad séniora et ses amis qui vantent la justice onusienne concernant l'assassinat se Rafik Harriri

- Dans une ambulance bombardée à la village de Mansouri 8 civiles ont été tués, dont 2 mères et leur 4 enfants.

- À la base FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) à Kana 106 refugiés civiles ont été tués et 351 blessés, dont le plupart sont des enfants, femmes et personnes âgées. Ce nouveau massacre mené par "Israël" a été surnomé l'holocauste de l'année 1996.

Tous ces civiles innocents ont été tués par les F.O.I. (Forces d'Occupation "Israéliennes"), qui ont occupé le Sud du Liban du 14 mars 1978 au 24 mai 2000.


Notes :

- "Israël" n'a jamais payé l'indemnités au familles des victimes tués et blessés pour la grande perte humaine et pour les immenses domages matériaux vécus à travers de longues années d'agression au Liban.

- Pendant plusieures années, des centaines de civiles libanais ont sauffert des méthodes de tortures vicieuses par "Israël" aux camps de concentration à Khiam (zone occupée) et à Adlit ("Israël-Nord").

- "Israël" n'a jamais appliqué aucune resolution de l'ONU , ni a été forcé par la communauté international d'appliquer les resolutions. Ainsi, restera-il dans le défit sans se soumettre à aucune loi. Vive la double morale ! Vivie la démocratie !

- Les principales intentions d'Israël pendant tout le temps, sous n'importe quel prétexte !, est de voler l'eau du fleuve de Litani et la terre fertile du Sud et de détruire l'infrastructure du Liban pour mettre le pays à plat. Et par conséquent, "Israël" prendra la position avancée du Liban comme un centre commercial, bancaire et financier au Proche-Orient.

- Le Sud du Liban est le terrain d'essai "d'Israël" pour les nouvelles armes interdites au niveau international, que l'armée israélienne, habituellement, reçoit gratuitement !.

- "Israël" systématiquement pousse les Arabes au "combat armé" en massacrant, emprisonnant et torturant leurs proches ainsi que en occupant, détruirant et confisquant leurs maisons et terres. Ainsi devenant des sans abri et des "refugiés" dans leur propre terre, leur pays natal !

- L'occupation du pays d'un autre peuple est dans aucun doute un acte de terrorisme !

- Ceux qui commettent des crimes contre l'humainité et prétendent être victimes d'holocauste sont pire que les Nazis !